L’ONU préoccupée par l’insécurité dans la ville syrienne d’Idleb
Les Nations Unies restent profondément inquiètes pour la sécurité et la protection de plus de 3 millions de civils à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a déclaré lundi un porte-parole de l’ONU.
Plus de la moitié de ces personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays du fait des hostilités en cours dans la région, a souligné Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
Samedi, l’ONU a négocié une pause humanitaire de six heures qui a permis à plus de 2 500 personnes de partir en toute sécurité, a-t-il indiqué lors d’un point de presse quotidien.
« L’ONU poursuit ses efforts avec toutes les parties pour défendre la protection et le passage en toute sécurité de tous ceux qui souhaitent quitter les zones touchées », a-t-il ajouté.
Au cours des trois derniers jours, environ 39 communautés auraient été touchées par des bombardements dans les gouvernorats du nord de Hama, du sud d’Idleb et de l’ouest d’Alep, tandis que 47 communautés auraient été atteintes par des frappes aériennes, a-t-il précisé.
« L’ONU demande à toutes les parties d’assurer la protection des civils et d’accorder un accès durable et sans entrave à toutes les parties humanitaires afin de fournir une aide vitale à tous ceux qui en ont besoin », a dit M. Dujarric.
Vendredi, le Conseil de sécurité des Nations Unies n’a pas réussi à adopter deux projets de résolutions concurrentes sur le mécanisme d’aide transfrontalière des Nations Unies aux Syriens.
Le premier projet, élaboré par la Belgique, l’Allemagne et le Koweït, qui demandait la ré-autorisation de trois des quatre passages frontaliers faisant actuellement l’objet d’un mandat de 12 mois, s’est vu opposer le veto de la Russie et de la Chine. L’autre projet, préparé par la Russie et qui n’aurait autorisé que deux passages pour une période de six mois, n’a quant à lui pas obtenu le nombre de voix requis pour être adopté.
Depuis 2014, les Nations Unies et les groupes d’aide sont entrés en Syrie depuis la Turquie, l’Irak et la Jordanie par quatre points de passage autorisés par le Conseil de sécurité. Le mécanisme expire le 10 janvier 2020.
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