L’Europe finit dans le vert, les négociations USA-Iran rassurent
par Coralie Lamarque
22 juin (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi, le vice-président américain J.D. Vance faisant état de progrès à l’issue du premier cycle de négociations entre Washington et Téhéran, tandis que les investisseurs surveillent également de près la situation politique au Royaume-Uni.
À Paris, le CAC 40 a perdu 0,25% à 8.400,11 points. À Francfort, le Dax a pris 0,66% et à Londres, le FTSE 100 a gagné 0,72%.
L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,29%, le FTSEurofirst 300 de 0,59% et le Stoxx 600 de 0,58%.
Tandis que le premier cycle des négociations entre Washington et Téhéran s’est achevé lundi, les investisseurs accueillent avec optimisme les déclarations issues de ces pourparlers tenus en Suisse, bien que restant prudents dans la crainte de tout revirement.
En dépit des menaces proférées dimanche par le président américain Donald Trump de relancer la guerre, le vice-président américain J.D. Vance a fait état lundi de progrès à la suite de ces négociations, tout en affirmant qu’un accord avait été conclu pour garantir le respect du cessez-le-feu au Liban.
« Il y a eu un peu de menaces, un peu de plaintes, mais au final, les discussions ont continué et nous avons fait de grands progrès », a-t-il affirmé.
D’après J.D Vance, Téhéran a accepté d’autoriser la reprise des inspections de ses sites nucléaires et les médiateurs étant convenus d’un mécanisme visant à gérer les avoirs iraniens gelés et à maintenir le détroit d’Ormuz ouvert.
Des discussions au niveau technique devraient se poursuivre dans les jours et les semaines à venir, tandis que les États-Unis ont par ailleurs autorisé temporairement l’Iran à reprendre la production, la livraison et la vente de pétrole.
« Il est clair qu’il reste encore un long chemin à parcourir, et que d’autres obstacles pourraient surgir avant la signature d’un accord à long terme », a déclaré Susannah Streeter, stratège en chef des investissements chez Wealth Club, à propos des négociations avec l’Iran.
En plus du Moyen-Orient, les opérateurs surveillent également la situation politique outre-Manche, après que le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi sa démission.
Bien que le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, se profile déjà comme le successeur désigné, les marchés obligataires britanniques s’inquiètent davantage de savoir qui deviendra ministre des Finances.
« Un nouveau dirigeant ne changera pas fondamentalement la situation budgétaire difficile dont il héritera », a déclaré Nick Rees, responsable de la recherche macroéconomique chez Monex Europe.
PÉTROLE
Les cours du pétrole amplifient leur recul au gré des négociations concernant le Moyen-Orient, le vice-président américain J.D. Vance ayant notamment déclaré que le détroit d’Ormuz avait rouvert.
Deux pétroliers transportant un peu moins de 2 millions de barils de pétrole ont traversé lundi le détroit d’Ormuz, selon les données de suivi des navires, signe d’une reprise du trafic après un ralentissement, Téhéran ayant annoncé au cours du week-end une nouvelle fermeture de cette voie navigable.
Le Brent perd 3,82% à 77,49 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâche 2,61% à 74,60 dollars.
VALEURS
À Paris, Carrefour a gagné 3,54% tandis que Morgan Stanley a repris le suivi de la valeur avec une recommandation à « sur-pondération », estimant que le marché sous-évaluait le nouveau plan stratégique du distributeur français.
Ailleurs en Europe, easyJet a décollé de 2,78% après que la compagnie aérienne britannique a rejeté l’offre publique d’achat de 4,74 milliards de livres sterling (5,49 milliards d’euros) de la société d’investissement américaine Castlelake.
À WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones prend 0,29%, tandis que le Standard & Poor’s 500 recule de 0,32% et le Nasdaq Composite perd 1,03%.
LES INDICATEURS DU JOUR
En zone euro, l’indice de confiance du consommateur s’est quelque peu amélioré en juin, montrent les premiers chiffres publiés lundi, ressortant à -17,7 tandis que les analystes tablaient sur -17,5 après -19,0 en mai.
TAUX
Face à l’annonce de la démission du Premier ministre Keir Starmer, le Gilt britannique à 30 ans affiche -3,3 points de base à 5,5071%.
« Mon sentiment est que les ‘justiciers’ du marché obligataire (…) constituent probablement un garde-fou contre un virage trop marqué à gauche de la part du prochain gouvernement britannique », a déclaré Marc Chandler, stratège en chef des marchés chez Bannockburn Capital Markets à New York.
« Il y aura une lutte pour le pouvoir, mais c’est vraiment le marché obligataire que les gens surveilleront pour évaluer la crédibilité du nouveau gouvernement », a-t-il ajouté.
Le rendement des Treasuries à dix ans avance de 4,8 points de base à 4,4989%. Le deux ans prend 3,8 points de base à 4,2172%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a grignoté 0,3 point de base à 2,9549%. Le deux ans a grappillé 0,5 point de base à 2,6005%.
CHANGES
Dans le sillage de la situation politique britannique, la livre sterling se retourne à la hausse, gagnant 0,16% face au dollar et 0,53% face à l’euro.
Le dollar grappille 0,08% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro perd 0,24% à 1,1439 dollar.
À SUIVRE MARDI 23 JUIN :
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Zhifan Liu)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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