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La Synafoc dénonce « la grande précarité et l’indigence » des footballeurs et footballeuses au Cameroun

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C’est ce qu’ont révélé les résultats de la première partie de l’enquête menée auprès des joueurs de l’Elite One et Two ainsi que des joueuses de Guinness Super League par le syndicat national des footballeurs camerounais.

Selon cette enquête, au Cameroun « en moyenne plus de 7 joueurs sur 10 » ayant signé un contrat avec leur employeur ne « disposent d’aucune copie de leur contrat de travail ».

Dans les détails, l’enquête renseigne que « 40% des footballeurs » de l’Elite One dispose d’une copie de leur contrat contre « 13% » en Elite Two et « 5% » seulement en Guinness Super League des femmes.  Pire encore, seule « une infime minorité » des footballeurs et footballeuses dont la signature du contrat prévoyait une prime ont « entièrement perçu celle-ci » précise l’enquête.

L’écrasante majorité des joueurs et joueuses interrogées s’est déclaré « en situation d’arriérés de salaires vis à vis de leurs employeurs » et « n’a pas perçu entièrement les primes de matchs et d’entraînement ». Selon les chiffres fournis par cette l’enquête « 65% de joueurs en Elite One et 75 % en Elite Two » vivent ce calvaire. En Guinness Super League on frôle facilement les «86% » selon la même enquête.

Le syndicat national des footballeurs camerounais a également mis à nu au cours de cette enquête les méthodes de paiement peu orthodoxes de certains employeurs. Tous « préfèrent le paiement en espèces contre une décharge au paiement bancaire prescrit par la réglementation »

Dernier point abordé par la Synafoc, c’est celui de la protection sociale des joueurs et des joueuses jugée «extrêmement faibles » d’après l’enquête. Ainsi « seulement 3% des joueurs de l’Elite One et Two sont affiliés à CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) contre 2% en Guinness Super League » d’après l’enquête.

Les résultats de cette première phase d’enquête ont permis au Synafoc de peaufiner sa stratégie d’éveil pour la revalorisation des conditions des vies et de travail des footballeurs et footballeuses du Cameroun alors que débute ce 16 Mars 2022, la nouvelle saison sportive.

Une tripartite a réunie Président des Clubs, Synafoc et Fecafoot débouchant sur certaines mesures dont la principale est que « le salaire minimum en Elite One et en Guinness Super League est de 100.000 FCFA, contre 50.000 en Elite Two » a confié le chef service communication Synafoc , Marcel ITGA ITGA à Journal Chrétien.  Même si sur le terrain « certains présidents des clubs voulant jouer au malin disent que c’est le net à percevoir. » a-t-il dénoncé.

La stratégie d’éveil de la Synafoc a concerné aussi la santé des joueurs et des joueuses. Dans un championnat qui s’annonce hautement disputé, vu son format, « nous nous sommes assuré qu’avant le début de la saison, les joueurs passent des visites médicales appropriées » a précisé Marcel ITGA ITGA.

Au centre de la paupérisation des joueurs et joueuses du football se trouve l’épineux problème de la contractualisation.  L’enquête diligentée par Synafoc a montré « qu’en moyenne moins de deux joueurs sur dix disposent de la copie de leurs contrats de travail ». Mais les lignes « auraient bougé »   selon le syndicat des footballeurs à la « faveur du nouvel exécutif à la Fecafoot qui accorde une importance aux acteurs principaux que sont joueurs et joueuses ». Des propositions « ont été faites dans ce sens » a rassuré le Synafoc.

En appelant à « remettre au centre des préoccupations les acteurs principaux que sont le joueur et la joueuse » et leur doté   « du nécessaire pour travailler ce en  favorisant la régularité de leurs salaires et primes » , les autres parties prenantes du football vont «créé la motivation au sein des joueurs  de nos championnats  qui ne manquent pas de talent  » affirme la Synafoc.

Accusés par l’enquête de faire « vivre le calvaire » à leurs employés, les présidents des clubs disent «ne pas avoir les moyens ».   La synafoc se félicite de ce que le nouvel exécutif de la Fecafoot ait « promis ramener des partenaires et des sponsors » pour « faire vivre le championnat professionnel ».  Les sources proches de la Synafoc affirment « qu’il aurait déjà commencé à accorder des dotations aux clubs », mais « cet argent n’est pas toujours utilisé à bon escient par ses présidents de clubs », préviennent les mêmes sources.

A la synafoc on espère que les problèmes mises en exergue au cours de cette partie d’enquête   vont permettre au nouvel exécutif de la fédération camerounaise de Football d’imprimer « un retour à l’ordre pour une véritable professionnalisation et une véritable modernisation de notre championnat  ».

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