Désordre ambiant dans l’industrie du plaisir et du loisirs
Difficile aujourd’hui de faire la différence entre un snack bar, un bar, un débit de boisson et vente à emporter, chacun fait ce qui veut comme il veut au mépris de la règlementation en vigueur.
Yves ATANGA du journal Cameroon Tribune dans une récente analyse posait déjà ce problème. Le grand reporter au quotidien national fait le constat amer selon lequel la seule chose qui intéressent les nombreux camerounais qui fréquentent ces lieux de détente et de plaisir c’est << être servi ou resservi>> l’industrie du plaisir et du loisirs est l’un des secteurs les plus prolifiques de l’activité économique au Cameroun. Et tant que ça marche, un rappel de la réglementation ressemble à de la distraction .Les lieux de vente de boissons sont un monde à part. Une espèce d’îlot sans loi, où au moins la moitié des citoyens se réfugie au quotidien avec plus ou moins de bonheur.

A qui profite cette situation ?
La capitale politique du Cameroun se démarque des autres villes avec le nombre impressionnant de Bar au kilomètre. carre . On a par exemple, les « carrefours de beaucoup de bars »où vous on trouve cinq à six bars alignés sur le même côté d’une rue. Au quartier Essos l’axe allant de la Mobil au camp sonel a été baptise <<Axe du bien et du mal>> en raison de la densité des bars et des églises qui foisonnent a cet endroit. « Prendre sa bière » est le terme toujours à la mode au pays de Paul BIYA. Le peuple a développé une relation étroite avec ces espaces qui difficile de réguler aujourd’hui. Les bars et leur population, on n’y touche pas. Les autorités administratives peuvent vous dire. Les tentatives répétées de remettre de l’ordre se sont souvent avérées vaines. Ou au moins marginales. Et le secteur a continué à fonctionner comme le veulent les opérateurs et leur innombrable clientèle.

Les maux caches l’industrie du plaisir et du loisirs
La satisfaction que procure la consommation d’une boisson alcoolisées séduit le consommateur. Ce dernier se retrouve très souvent loin des réalités ambiances. En essayant de le résonner il vous parle à la limite de trouble à leur tranquillité . D’où expression commune : « On ne peut même plus prendre sa bière tranquillement ».Seulement derrière cette activité plus que florissante se cache : Le désordre, l’insalubrité, l’inconfort, les nuisances sonores, l’insécurité pour ne citer que ces maux-là. A cela s’ajoute la promiscuité entre les établissements, les nuisances sonores , le non-respect des heures d’ouverture et de fermeture et la grande confusion sur le statut réel de chaque débit de boisson. On aisément être d’accord avec le philosophe Mono Ndzana qui dit << La société a écarté la norme et normalise l’écart>>
Thierry EDJEGUE
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