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À Rio, les dirigeants des BRICS défendent le multilatéralisme contre les attaques

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par Lisandra Paraguassu et Manuela Andreoni

RIO DE JANEIRO – Les dirigeants du groupe des BRICS ont condamné les attaques contre l’Iran, Gaza et le Cachemire lors de leur sommet dimanche, présentant le bloc comme un défenseur de la diplomatie multilatérale tout en critiquant indirectement la politique militaire et commerciale des États-Unis.

Les forums comme le G7 et le G20 étant paralysés par les divisions et l’approche perturbatrice « America First » du président américain Donald Trump, l’expansion des BRICS a ouvert un nouvel espace pour la coordination diplomatique.

Lors de son discours d’ouverture du sommet, à Rio de Janeiro, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a établi un parallèle avec le mouvement des non-alignés de la guerre froide, un groupe de nations en développement qui refusaient de rejoindre l’un ou l’autre camp d’un ordre mondial polarisé.

« Les BRICS sont les héritiers du mouvement des non-alignés », a déclaré le président brésilien aux dirigeants présents. « Le multilatéralisme étant attaqué, notre autonomie est à nouveau mise à l’épreuve », les a-t-il mis en garde.

Les pays des BRICS représentent aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale et 40% de sa production économique, a fait remarquer Luiz Inacio Lula da Silva dans les remarques qu’il a adressées samedi à des chefs d’entreprise pour les mettre en garde contre la montée du protectionnisme.

Le premier groupe BRICS a réuni les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine lors de son premier sommet en 2009. L’Afrique du Sud s’est ensuite ajoutée au bloc et l’année dernière, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Indonésie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en sont devenus membres. Il s’agit du premier sommet des dirigeants auquel participe l’Indonésie.

« Le vide laissé par les autres finit par être comblé presque instantanément par les BRICS », a déclaré un diplomate brésilien qui a demandé à rester anonyme. Bien que le G7 concentre toujours un pouvoir considérable, ajoute le diplomate, « il n’a plus la prédominance qu’il avait autrefois ».

Toutefois, des questions se posent quant aux objectifs communs d’un groupe BRICS de plus en plus hétérogène, qui s’est élargi pour inclure des rivaux régionaux ainsi que de grandes économies émergentes.

Le président chinois Xi Jinping a choisi d’envoyer son premier ministre à la place du président chinois, réduisant de ce fait l’envergure du sommet. Le président russe Vladimir Poutine n’y a assisté qu’en ligne en raison d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.

Néanmoins, plusieurs chefs d’État, dont le premier ministre indien Narendra Modi et le président sud-africain Cyril Ramaphosa, se sont réunis dimanche et lundi pour des discussions au Musée d’art moderne de Rio.

Plus de 30 pays ont exprimé leur intérêt à participer aux BRICS, soit en tant que membres à part entière, soit en tant que partenaires.

COMPLEXITÉ CROISSANTE

L’expansion des BRICS a ajouté un poids diplomatique à ce rassemblement, qui aspire à parler au nom des pays en développement, en renforçant les appels à la réforme de certaines institutions internationales comme le Conseil de sécurité des Nations unies et le Fonds monétaire international.

« Si la gouvernance internationale ne reflète pas la nouvelle réalité multipolaire du XXIe siècle, il incombe aux BRICS de contribuer à sa mise à jour », a déclaré Lula, soulignant l’échec des guerres menées par les États-Unis au Moyen-Orient.

Dans une déclaration commune publiée dimanche après-midi, les dirigeants ont condamné les attaques militaires contre « les infrastructures civiles et les installations nucléaires pacifiques de l’Iran placées sous les garanties intégrales de l’Agence internationale de l’énergie atomique ».

Le groupe a exprimé sa « vive inquiétude » pour le peuple palestinien face aux attaques israéliennes contre Gaza et a condamné ce que la déclaration commune appelle une « attaque terroriste » au Cachemire administré par l’Inde.

En ce qui concerne le commerce, la déclaration commune met en garde contre « l’augmentation aveugle des droits de douane » qui menace le commerce mondial, poursuivant ainsi la critique voilée du groupe à l’égard des politiques tarifaires américaines de M. Trump.

Le groupe a exprimé son soutien à l’Éthiopie et à l’Iran pour qu’ils rejoignent l’Organisation mondiale du commerce, tout en appelant à restaurer d’urgence sa capacité à résoudre les différends commerciaux.

La déclaration commune des dirigeants a soutenu les plans visant à piloter une initiative de garanties multilatérales des BRICS au sein de la nouvelle banque de développement du groupe afin de réduire les coûts de financement et de stimuler les investissements dans les États membres, comme l’a d’abord rapporté Reuters la semaine dernière.

Le Brésil, qui accueille également le sommet des Nations unies sur le climat en novembre, a profité de ces deux rencontres pour souligner le sérieux avec lequel les nations en développement s’attaquent au changement climatique, tandis que le président américain Donald Trump a freiné les initiatives américaines en matière de climat.

La Chine et les Émirats arabes unis ont indiqué, lors d’échanges avec le ministre brésilien des finances Fernando Haddad à Rio, qu’ils prévoyaient d’investir dans un projet de mécanisme de financement des forêts tropicales, selon deux sources ayant connaissance des discussions sur le financement de la protection des forêts menacées dans le monde.

(Reportage par Lisandra Paraguassu et Manuela Andreoni; version française Florence Loève)

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