Parly demande une enquête après des fuites sur un accord secret avec l’Egypte
PARIS (Reuters) – La ministre française des Armées, Florence Parly, a demandé lundi l’ouverture d’une enquête à la suite de la publication par le site d’investigation Disclose d’un article selon lequel l’Egypte utiliserait des renseignements fournis par la France pour bombarder des trafiquants à la frontière libyenne, et non des djihadistes comme convenu dans un accord secret en 2016.
Disclose, qui a déjà divulgué d’autres accords confidentiels entre Paris et Le Caire par le passé, a publié dimanche des dizaines de documents « confidentiel défense » dévoilant selon le site « les dérives d’une opération militaire secrète de la France en Egypte ».
Dans certaines de ces notes, des agents sur le terrain alertent leur hiérarchie sur le fait que les renseignements fournis par la France sont utilisés pour mener arbitrairement des frappes aériennes qui feront des victimes civiles.
Interrogé sur la véracité de ces informations, le ministère des Affaires étrangères, dont l’actuel titulaire Jean-Yves Le Drian était ministre de la Défense à l’époque de l’accord, a renvoyé les questions au ministère des Armées.
« L’Egypte est un partenaire de la France avec lequel – comme avec beaucoup d’autres pays – nous entretenons des relations dans le domaine du renseignement et de la lutte anti-terroriste. C’est une posture assumée au service de la sécurité régionale et de la protection des Français », a déclaré le ministère des Armées dans un communiqué.
« Pour des raisons évidentes de sécurité et d’efficacité, nous ne communiquerons pas davantage sur la nature des dispositifs de coopération mis en oeuvre dans ce domaine. Par ailleurs, la ministre des Armées a demandé qu’une enquête soit déclenchée sur les informations diffusées par Disclose », a-t-il ajouté.
Le ministère n’a pas précisé qui serait chargé de cette enquête, et si celle-ci porterait sur le contenu divulgué par les documents ou sur la source les ayant fait fuiter.
OPÉRATION SIRLI
A l’époque de cet accord secret, les responsables français prévenaient que la vacance du pouvoir en Libye pourrait créer un terrain favorable à l’émergence de groupes islamistes.
La mission de 2016, de son nom de code « opération Sirli », pour laquelle aucun document officiel n’a été signé selon Disclose, mobilisait dix agents : quatre militaires et six anciens de l’armée reconvertis dans le privé – deux pilotes d’avion et quatre analystes.
Toujours d’après le site d’investigation, l’équipe française était accompagnée d’un officier égyptien chargé d’écouter en direct les conversations interceptées. Les données recueillies devaient théoriquement faire l’objet de recoupements afin d’évaluer la réalité de la menace et l’identité des suspects.
Cependant, ajoute Disclose, l’équipe s’est rapidement rendue compte que la menace terroriste était minime et que les informations qu’elle recueillait n’étaient pas utilisées conformément à leur but initial mais « pour tuer des civils soupçonnés de contrebande ».
Au moins 19 bombardements contre des civils liés à des renseignements français fournis au Caire ont eu lieu entre 2016 et 2018, précise encore le site, en se basant sur les documents.
Dans une note confidentielle datée du 22 janvier 2019 adressée à la ministre des Armées avant une visite officielle du président Emmanuel Macron en Egypte, il est écrit que « des cas avérés de destruction d’objectifs détectés par l’aéronef sont établis (…). Il est important de rappeler au partenaire que ALSR (avion léger de reconnaissance et de surveillance) n’est pas un outil de ciblage ».
Reuters n’a pas pu vérifier ces informations de source indépendante mais le ministère des Armées n’a pas contesté leur véracité.
Les autorités égyptiennes n’ont pas répondu dans l’immédiat à des demandes de commentaires. Comme le Quai d’Orsay, la présidence française a renvoyé vers le ministère des Armées.
(Reportage John Irish; version française Jean-Stéphane Brosse)
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