Netanyahu semble enterrer les négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza
JERUSALEM (Reuters) – Israël et les États-Unis envisagent de recourir à des moyens « alternatifs » pour obtenir la libération des otages à Gaza et pour chasser le Hamas du pouvoir, a déclaré vendredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mettant apparemment un terme aux pourparlers en vue d’un cessez-le-feu.
Ces remarques font écho aux déclarations dans la nuit de l’émissaire américain Steve Witkoff, qui a accusé le Hamas de faire obstacle à un accord de cessez-le-feu après qu’Israël et les États-Unis ont rappelé leurs délégations participant aux pourparlers organisés à Doha sous la médiation de l’Égypte et du Qatar.
Ces deux pays ont publié vendredi un communiqué dans lequel ils font état de progrès lors des dernières négociations et affirment que le rappel de délégations en vue de consultations n’est pas inhabituel dans le cadre de négociations aussi complexes. Ils s’engagent à poursuivre leurs efforts de médiation.
« Je crois qu’ils (les Israéliens) vont les traquer », a pour sa part déclaré vendredi le président américain Donald Trump à propos des dirigeants du Hamas, auxquels il a plusieurs fois promis « l’enfer » s’ils n’acceptent pas les conditions posées par Washington.
Le Hamas, qui a répondu jeudi à la dernière proposition de cessez-le-feu soutenue par les États-Unis, a rejeté les accusations de Steve Witkoff selon lesquelles il s’oppose à un accord, évoquant au contraire des « progrès », comme Le Caire et Doha.
La proposition discutée à Doha prévoyait un cessez-le-feu de 60 jours, au cours desquels davantage d’aide humanitaire aurait été autorisée à entrer à Gaza, tandis que certains des 50 otages encore détenus dans l’enclave (vivants ou morts) auraient été restitués en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
(Reportage de Maayan Lubell à Jérusalem et Steve Holland à Washington, rédigé par Peter Graff ; version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer et Jean-Stéphane Brosse)
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