Macron veut un « Conseil de la refondation » cet été et réformer les retraites à l’été 2023
PARIS (Reuters) – Le président Emmanuel Macron a confirmé son objectif de mettre en oeuvre en France la réforme controversée des retraites « dès l’été 2023 », déclarant dans un entretien à plusieurs titres de la presse régionale diffusé vendredi qu’il s’agissait d’un « travail indispensable au financement de nos transformations ».
Le chef de l’Etat a par ailleurs annoncé son intention de réunir un « Conseil national de la refondation » après les élections législatives prévues ce mois-ci, afin de « rassembler » la France autour des priorités qu’il a érigées durant la campagne présidentielle.
Interrogé sur la « nouvelle méthode » promise pour son second mandat, Emmanuel Macron a souligné avoir « porté cinq objectifs pendant la campagne » – indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), plein-emploi, neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique.
« Pour les atteindre, je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il poursuivi.
« Ce conseil, que je lancerai moi-même, sera enclenché dès après les législatives. Je souhaite que la Première Ministre et son gouvernement puissent le faire vivre (…) Ce sera l’instance dans laquelle nous ferons vivre nos réformes. »
Donnant priorité au pouvoir d’achat, Emmanuel Macron a indiqué que sera votée, « dès cet été », « la loi pouvoir d’achat et un texte de simplification et d’urgence pour les projets d’énergie ».
« Ensuite, nous entamerons les grands chantiers : production, écologie, services publics », a-t-il ajouté. « Quant au travail sur la réforme des retraites, qui est indispensable au financement de nos transformations, il commencera après ce conseil et la réforme entrera en vigueur dès l’été 2023. »
(Rédigé par Sophie Louet et Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



