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Lille, Saint-Etienne, Lyon et Grenoble passent en alerte maximale au coronavirus

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Les villes de Lille, Saint-Etienne, Lyon et Grenoble vont basculer à leur tour en zone d’alerte maximale au coronavirus avec fermeture des bars et mise en place d’un protocole sanitaire strict pour les restaurants, a annoncé jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

« Pour ces quatre métropoles, Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne, un passage en zone d’alerte maximale a été décidée par le président de la République en conseil de défense et de sécurité nationale », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Il sera effectif à compter de samedi matin. »

Les villes de Toulouse et de Montpellier sont placées sous surveillance et pourraient basculer à leur tour d’ici lundi en zone d’alerte maximale. Dijon et Clermont-Ferrand passeront pour leur part dès samedi matin en zone d’alerte renforcée, avec fermeture des bars à 22h00.

« La situation sanitaire continue hélas de se dégrader en France », a souligné Olivier Véran.

« Il y a donc en France chaque jour de plus en plus de personnes contaminées, de plus en plus de personnes malades et de plus en plus de personnes qui font par conséquent des formes graves avec un impact hospitalier qui augmente. »

D’après les derniers chiffres disponibles, la France a connu pour la deuxième journée consécutive plus de 18.000 nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus en 24 heures.

Avec 18.129 infections supplémentaires au cours des dernières 24 heures, après 18.746 la veille, le bilan est passé à 671.638 cas confirmés, dont 32.521 mortels, depuis le début de l’épidémie.

Le ministre a toutefois fait état d’une amélioration sensible à Bordeaux, Marseille, Nice et Rennes. Mais aucun territoire ne repasse pour l’heure dans la catégorie d’alerte inférieure.

La métropole d’Aix-Marseille et la Guadeloupe ont été les premiers territoires à passer en zone d’alerte maximale au cours du week-end des 26 et 27 septembre, rejoints par Paris et les départements limitrophes de la Petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) en début de semaine.

« NOUS N’AVONS PAS PRIS LA DÉCISION DE LIMITER LA CIRCULATION D’UNE MÉTROPOLE À UNE AUTRE »

Aucun territoire n’est classé en zone d’état d’urgence sanitaire, la plus haute catégorie des zones à risque établies par les autorités dans leur cartographie de la situation épidémique, et qui pourrait être synonyme de nouvelles mesures de restriction comme la fermeture de commerces non-essentiels.

Il faudrait pour cela que la part des patients Covid dans les services de réanimation dépasse les 60% des capacités totales. « Aujourd’hui en Ile-de-France c’est un peu moins de 40% (…) et nous avons alerté semaine après semaine que ça risquait de monter », a souligné Olivier Véran.

« Notre objectif, c’est de ne pas arriver à nous poser la question de l’état d’urgence sanitaire, même territorialisé », a-t-il ajouté, en lançant un énième appel à la responsabilité individuelle.

Quant à un possible retour aux restrictions de circulation telles qu’elles ont été un temps en vigueur en France, avec une limitation des déplacements dans un rayon de 100 km pour les habitants des zones les plus touchées par l’épidémie, la perspective n’est pour le moment pas d’actualité.

« Nous n’avons pas pris la décision de limiter la circulation d’une métropole à une autre », a dit le ministre de la Santé, expliquant que le niveau de diffusion du virus était à un niveau moins grave qu’au printemps et que les zones de circulation du virus sont aujourd’hui plus homogènes à travers le territoire.

« Donc les circulations d’une zone à l’autre ne sont pas de nature à aller exporter, à amener le virus là où il n’y en aurait pas aujourd’hui », a-t-il précisé.

Mais à l’approche des vacances scolaires de la Toussaint, Olivier Véran a appelé les Français à « rester extrêmement prudents » et à retenir « la leçon » du mois d’août, où un certain relâchement dans le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale a contribué, selon les autorités, au regain épidémique actuel.

« Les vacances de la Toussaint sont souvent des vacances qui sont passées en famille, on va souvent voir les parents et les grands-parents: protégez-vous, protégez les vôtres, faites extrêmement attention », a dit le ministre.

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