Les producteurs de champagne veulent réduire la récolte face au recul des ventes
PARIS – Les producteurs français de champagne ont appelé vendredi à une réduction de la récolte de raisins cette année alors que les ventes ont chuté au premier semestre, les clients faisant face à une conjoncture économique difficile.
Les expéditions de champagne au premier semestre 2024 ont atteint 106,7 millions de bouteilles, en baisse de 15,2% par rapport à un niveau particulièrement élevé enregistré sur la même période en 2023 et plus proche de celui de 2019, indique le Comité champagne dans un communiqué.
« La morosité de la conjoncture géopolitique et économique mondiale ainsi que l’inflation généralisée pèsent sur la consommation des ménages. La Champagne continue de subir par ailleurs les conséquences du surstockage des distributeurs en 2021 et 2022 », a déclaré dans le communiqué David Chatillon, président de l’Union des Maisons de Champagne (UMC).
Le vignoble, explique le comité, souffre depuis le début de l’année de mauvaises conditions météorologiques, avec notamment un manque d’ensoleillement, un début de période végétative marqué par la fraîcheur et la pression du mildiou, un champignon qui s’attaque aux vignes.
Le rendement commercialisable pour 2024 a été fixé par le comité à 10.000 kg par hectare, contre 11.400 kg par hectare en 2023.
Contrairement à la production d’autres vins, la plupart des bouteilles de champagne sont un mélange de plusieurs millésimes, reposant sur les stocks des années précédentes. Ils sont reconstitués lors des bonnes années et peuvent compenser les mauvaises récoltes.
Ce n’est pas la première fois que la région subit des pertes importantes liées à une combinaison de gelées et de dégâts causés par le mildiou. La rendement a chuté de 25% en 2021 par rapport à la moyenne quinquennale et la récolte est tombée à son niveau le plus bas depuis 35 ans.
Les vendanges devraient commencer vers le 10-12 septembre, en moyenne.
Contrairement à l’année dernière, le comité n’a pas donné de prévisions annuelles pour les ventes et les exportations.
(Reportage Sybille de La Hamaide, version française Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



