Les Français Benjamin Brière et Bernard Phelan libérés par Téhéran
PARIS (Reuters) – Le Franco-Irlandais Bernard Phelan et le Français Benjamin Brière ont été libérés par les autorités iraniennes et font route vers la France, ont annoncé vendredi le président français, Emmanuel Macron, et la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna.
« Benjamin Brière et Bernard Phelan vont retrouver leurs proches. C’est un soulagement. Je salue leur libération », a dit Emmanuel Macron sur Twitter.
« Nous continuerons à agir pour le retour de nos compatriotes encore détenus en Iran », a-t-il ajouté.
Quatre autres ressortissants français, au moins, sont toujours emprisonnés en Iran.
Les deux hommes « sont en route vers la France ce vendredi », a dit Catherine Colonna dans un communiqué.
Détenu depuis début octobre, Bernard Phelan avait été condamné au mois de mars à six années et demie de prison pour « avoir fourni des informations à un pays ennemi ». Sa soeur avait alors alerté sur son état de santé « très préoccupant ».
Consultant en tourisme, il a été arrêté alors que les manifestations anti-gouvernementales se multipliaient dans le pays après la mort en septembre 2022 de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne de 22 ans, à l’issue de son arrestation par la police des moeurs pour port de vêtements « non appropriés ».
Benjamin Brière a quant à lui été condamné en janvier 2022 par Téhéran à huit ans et huit mois de prison pour « espionnage », pour avoir pris en mai 2020 des photos de « zones interdites » avec un drone pendant ce qu’il a toujours présenté comme un voyage touristique dans le nord du pays.
Acquitté en appel en février dernier, il était pourtant resté détenu jusqu’à sa libération, ce vendredi.
En février, également, l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah a été libérée de la prison d’Evin à Téhéran, sans avoir pu rejoindre le territoire français.
Parmi les Français encore détenus en Iran, figure un couple de syndicalistes, Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai 2022.
(Rédigé par Nicolas Delame, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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