Hausse en vue en Europe dans le sillage de Wall Street
par Marc Angrand
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues dans le vert à l’ouverture jeudi dans le sillage de Wall Street, qui a amplifié sa progression en fin de séance la veille, grâce entre autres à la hausse des cours du pétrole.
Les contrats à terme sur indices suggèrent une hausse de 0,47% pour le CAC 40 à Paris, de 0,3% pour le Dax à Francfort, de 0,16% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,4% pour l’EuroStoxx 50.
La clôture en hausse des actions américaines et l’essoufflement du dollar sur le marché des changes montrent que l’appétit pour le risque l’emporte pour l’instant, à moins d’une semaine désormais des décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.
Les indicateurs des derniers jours aux Etats-Unis suggèrent en effet que la croissance reste solide et surtout que la poussée inflationniste observée depuis quelques mois est bien temporaire, ce qui pourrait conduire la Fed à prendre son temps avant d’engager le resserrement de sa politique monétaire.
Dans cette optique, les investisseurs surveilleront à 12h30 GMT les chiffres mensuels des ventes au détail et les statistiques hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.
Ils gardent aussi un oeil sur le dossier du géant immobilier chinois Evergrande, qui reste un risque potentiel pour l’ensemble du système financier de la deuxième économie mondiale.
A WALL STREET
La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi, l’augmentation des prix du pétrole ayant favorisé les valeurs du secteur énergétique tandis qu’une série d’indicateurs positifs laissaient penser que l’inflation a atteint un pic et que la reprise de l’économie américaine reste solide.
Tous les secteurs d’activité ont profité de l’embellie, alors que l’indice Dow Jones avait entamé la séance à un creux de près de deux mois et le S&P-500 à un plus bas de plus de trois semaines.
Le Dow Jones a gagné 0,68% (236,82 points) à 34.814,39, le S&P-500 a pris 37,65 points (+0,85%) à 4.480,7 et le Nasdaq Composite a progressé de 123,77 points (+0,82%) à 15.161,53.
Les contrats à terme sur indices suggèrent pour l’instant un léger repli.
EN ASIE
À la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a fini la journée sur un repli de 0,62%, les prises de bénéfice ayant une nouvelle fois pesé sur la tendance après la hausse des dernières semaines, qui a porté le marché japonais au plus haut depuis 1990.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai recule de 1,12% et le CSI 300 de 1,06%.
La tendance est plombée entre autres par le secteur immobilier avec les craintes de contagion des difficultés d’Evergrande, dont une filiale a demandé la suspension pour 24 heures de la cotation de ses obligations. À Hong Kong, l’action Evergrande chute de 6,76%, au plus bas depuis dix ans, et l’indice Hang Seng abandonne 1,86%.
CHANGES/TAUX
Pénalisé par le reflux de l’aversion au risque, le dollar est pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence (+0,02%) et reste proche du milieu de la fourchette dans laquelle il évolue depuis un mois, les cambistes attendant désormais la réunion de la Réserve fédérale américaine pour prendre de nouvelles positions.
L’euro s’échange aux alentours de 1,1810 dollar.
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, à 1,3005%, est pratiquement stable. Il a touché mercredi un plus bas de trois semaines à 1,26% en réaction à la première baisse des prix à l’importation aux Etats-Unis en dix mois, un nouvel élément suggérant que l’inflation pourrait avoir atteint son pic.
En Europe, le Bund allemand à dix ans affiche un rendement stable dans les premiers échanges à -0,306%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier réduit ses gains mais reste orienté à la hausse après l’annonce d’une diminution plus importante qu’anticipé des stocks de brut aux Etats-Unis (-6,4 millions de barils) la semaine dernière.
Le Brent gagne 0,07% à 75,51 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,01% à 72,62 dollars.
Ils avaient pris respectivement 2,5% et 3,1% mercredi.
(Édité par Blandine Hénault)
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