Edouard Philippe monte au créneau pour défendre la réforme des retraites
PARIS, 11 décembre (Xinhua) — Alors que des grèves continuent de perturber le pays, le Premier ministre français Edouard Philippe a détaillé mercredi l' »architecture » de la réforme des retraites contre laquelle plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté. Il a défendu un système « plus simple, plus juste, pour tous », basé sur « l’universalité, l’équité et la responsabilité ».
Lors d’un discours très attendu devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le chef du gouvernement a présenté en détails le calendrier du projet controversé de la réforme des retraites qui cristallise le mécontentement d’une partie de la population française.
Après une très forte journée de mobilisation jeudi dernier et une seconde moins suivie mardi, les syndicats ont d’ores et déjà appelé à de nouvelles actions alors que le pays reste perturbé par des grèves, dans les transports notamment.
« Le temps du système universel est venu, celui des régimes spéciaux s’achève », a déclaré d’emblée le Premier ministre. « Ce projet renoue avec le fil de l’histoire. En 1945, le système conçu prévoyait universalité pour assurer la solidarité. Nous allons aller jusqu’au bout de la logique initiale, nous mettrons fin aux régimes spéciaux. Nous le ferons sans brutalité, dans le respect des parcours individuels. Je le dis avec tranquillité, calme, détermination, respect pour les organisations syndicales, pour les travailleurs qui y adhèrent comme pour ceux qui n’y adhèrent pas », a-t-il expliqué.
Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le nouveau système de retraites universel par points et par répartition entrera en vigueur au 1er janvier 2022 à partir de la génération 2004 et ne s’appliquera pas aux personnes nées avant 1975, a indiqué M. Philippe.
« Le projet de loi sera prêt à la fin de l’année, nous le soumettrons au conseil des ministres le 22 janvier et il sera discuté au Parlement à la fin du mois de février », a-t-il précisé.
« La France n’a pas fait le choix et je crois qu’elle ne fera jamais le choix du chacun pour soi et du tant pis pour les autres. Nous ne voulons pas confier le soin de nos anciens, la clé de nos retraites à l’argent-roi », a plaidé le chef du gouvernement.
« La responsabilité, c’est de tenir compte de données économiques et géographiques incontestables, comme tous nos voisins l’ont fait. Il y avait quatre actifs pour financer un retraité en 1950 ; 1,7 aujourd’hui. Cela nous oblige à bâtir un système sur des bases plus solides », a-t-il souligné.
« La seule solution, c’est de travailler un peu plus longtemps, comme c’est le cas partout en Europe et dans le monde », a-t-il insisté.
« Comme le président de la République s’y est engagé, nous maintiendrons l’âge minimal de départ à la retraite à 62 ans », a déclaré M. Philippe. « Mais sans forcer, il faut inciter les Français à travailler plus longtemps », a-t-il ajouté. Dans ce but, il est prévu d’introduire un « âge d’équilibre » ou « âge pivot » avec un système de bonus-malus.
« Nous nous engageons à ce que la valeur du point ne soit pas fixée à la sauvette, nous demandons aux partenaires sociaux de fixer sa valeur avec la validation du Parlement ; c’est un signe de reconnaissance et de transparence du travail des partenaires sociaux », a poursuivi le Premier ministre.
« Nous mettons en place de nouvelles avancées sociales », a affirmé M. Philippe. « Nous garantirons une pension minimale de 1.000 euros par mois pour une carrière complète au SMIC », a-t-il promis.
Selon lui, les femmes, dont les pensions sont en moyenne deux fois moins importantes que celles des hommes, « seront les grandes gagnantes du système universel » grâce à des mécanismes de compensation, notamment des périodes liées à la maternité.
M. Philippe a également évoqué le cas « des professions qui appellent des réponses spécifiques » (policiers, gendarmes, enseignants, aides-soignants, agriculteurs…) et estime leur donner des garanties. « Il me semble que ces garanties permettent que les discussions reprennent et que la grève qui pénalise beaucoup de Français s’arrête », a-t-il conclu.
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