Aucun plan de paix finalisé, dit Macron, Zelensky avertit sur la question territoriale
PARIS, 1er décembre (Reuters) – Emmanuel Macron a déclaré lundi qu’aucun plan de paix pour l’Ukraine n’était finalisé et a insisté sur l’importance d’impliquer Kyiv dans les négociations lors d’une rencontre à Paris avec Volodimir Zelensky, qui a rappelé que la question territoriale restait la plus difficile à résoudre.
« Il n’y a pas aujourd’hui à proprement parler un plan qui soit finalisé. Sur la question des territoires, il ne peut être finalisé que par le président Zelensky », a dit le président français, précisant que les négociations étaient encore dans une « phase préalable ».
Le président ukrainien a rappelé que la question territoriale restait « la plus difficile » à résoudre. « Le plan s’améliore, les questions territoriales sur les différentes régions de l’Ukraine ont duré plus de six heures. Les pourparlers se poursuivent », a-t-il déclaré.
Le président ukrainien était reçu par son homologue français à l’Elysée, au lendemain d’une réunion entre responsables américains et ukrainiens en Floride et à l’aube d’une semaine importante pour mettre fin au conflit en Ukraine.
Les garanties de sécurité ne peuvent être négociées sans Kyiv et ses alliés européens, a souligné Emmanuel Macron.
Les dirigeants français et ukrainien se sont entretenus lundi par téléphone avec le Premier ministre britannique Keir Starmer ainsi que d’autres dirigeants européens, a précisé la présidence française. Ils ont également parlé à l’émissaire américain Steve Witkoff et au négociateur ukrainien Roustem Oumerov.
L’Elysée a fait savoir ensuite qu’Emmanuel Macron et Donald Trump s’étaient entretenus.
« Ils ont échangé sur les conditions d’une paix robuste et durable en Ukraine et sur les prochaines étapes dans le travail de médiation engagé par les Etats-Unis », a fait savoir la présidence.
« Le Président de la République a notamment souligné la dimension centrale des garanties de sécurité nécessaires pour l’Ukraine et notre détermination à y travailler avec les États-Unis. »
En parallèle des discussions entre les Ukrainiens et les États-Unis ainsi qu’avec leurs alliés européens, Steve Witkoff s’entretiendra mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou.
Kyiv et ses alliés ont obtenu de Washington une modification substantielle du plan de paix qui avait initialement avalisé les principales revendications russes : cession de davantage de territoires par l’Ukraine, réduction de la taille de son armée, renoncement à rejoindre l’Otan, refus du déploiement de troupes de « réassurance » occidentales une fois la paix conclue.
L’Ukraine considère que ces conditions équivaudraient à une capitulation et l’exposeraient à une nouvelle attaque de la Russie, après celles de 2014 et 2022. Mais le Kremlin a fait savoir qu’il n’entendait renoncer à aucune de ces demandes.
« ENCORE DU TRAVAIL »
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a présidé les discussions de Floride, a déclaré dimanche que Washington était « réaliste quant à la difficulté de la situation, mais optimiste, en particulier compte tenu du fait que nous avons fait des progrès ».
« Il y a encore du travail à faire », a souligné lui aussi le chef de la diplomatie américaine. « Il y a beaucoup de pièces en mouvement, et il est évident qu’une autre partie est impliquée (…) qui devra faire partie de l’équation », a-t-il ajouté en évoquant le déplacement de Steve Witkoff à Moscou.
L’intensification des négociations intervient à un moment difficile pour Kyiv, qui perd du terrain sur le front tout en étant confronté au plus grand scandale de corruption de la guerre.
Andriy Yermak, le chef de cabinet de Volodimir Zelensky, qui avait également dirigé la délégation ukrainienne lors des pourparlers de paix, a démissionné vendredi après que des enquêteurs anticorruption ont perquisitionné son domicile dans le cadre de cette affaire qui a déjà entraîné le limogeage de deux ministres.
Evoquant le scandale de corruption, Donald Trump a déclaré dimanche aux journalistes à bord d’Air Force One que « l’Ukraine a de petits problèmes », tout en se disant convaincu que les deux belligérants veulent la paix et qu’un accord peut être conclu.
Interrogé sur le sujet, Emmanuel Macron a défendu la réaction prompte des autorités ukrainiennes, dressant en parallèle le constat d’une Russie autocratique où les « scandales de ce type » sont étouffés.
« Une démocratie doit s’honorer de savoir les régler avec une justice indépendante et en sachant poursuivre tous les décideurs quoi qu’il arrive », a-t-il déclaré.
La Russie n’a montré jusqu’à présent aucun signe de vouloir renoncer à ses exigences maximalistes, tandis que ses forces continuent de progresser lentement sur la ligne de front.
Au moins quatre personnes ont été tuées et 40 autres blessées par une attaque russe dans la nuit de dimanche à lundi à Dnipro, dans le centre du pays.
L’armée russe bombarde sans relâche les villes ukrainiennes, ciblant particulièrement les infrastructures énergétiques, afin de plonger le pays dans le froid et le noir à l’orée du quatrième hiver de la guerre.
De son côté, Kyiv multiplie les frappes contre les infrastructures d’exportation de pétrole de la Russie. Lundi, le Kremlin a dénoncé des attaques contre un terminal d’exportation de pétrole russe qui dessert un oléoduc en provenance du Kazakhstan, et contre deux pétroliers en mer Noire.
(Rédigé par Zhifan Liu et Blandine Hénault, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

