Wall Street vue hésitante, le conflit en Israël inquiète
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue mitigée à l’ouverture lundi, tandis que les Bourses européennes hésitent à mi-séance dans un contexte d’incertitude sur l’évolution du conflit au Proche-Orient.
Les futures sur indices new-yorkais suggèrent une ouverture de Wall Street dans le rouge, le Dow Jones s’octroyant 0,36%, tandis que le Standard & Poor’s 500 prend 0,23% et que le Nasdaq est stable.
À Paris, le CAC 40 avance de 0,13% à 7.012,75 points vers 10h55 GMT, contre 0,42% pour le FTSE à Londres, et un Dax immobile à Francfort. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 fait du surplace, contre une hausse de 0,11% pour l’EuroStoxx 50 et de 0,12% pour le Stoxx 600.
Les investisseurs suivent avec anxiété les développements du conflit au Proche-Orient, alors qu’Israël se prépare à l’invasion de Gaza – le Premier ministre du pays, Benjamin Netanyahou, promettant de « détruire le Hamas ».
Si les impacts financiers du conflit demeurent pour le moment limité, le principal risque pour les marchés est une extension du conflit à d’autres pays de la région – en particulier l’Iran, qui s’est engagée dimanche à ne pas s’engager militairement contre Israël tant que ses intérêts ou ses citoyens ne sont pas attaqués.
Les Etats-Unis cherchent aussi à limiter l’extension du conflit, et l’envoi – qui a pris du retard – d’un second porte-avion dans la zone vise à décourager toute implication extérieure dans les combats entre Israël et le Hamas.
« La réaction relativement modérée des marchés financiers suggère que les investisseurs s’attendent à ce que le conflit reste contenu, l’issue la moins perturbatrice (pour les marchés) », expliquent les stratégistes de MUFG.
Le pétrole n’en demeure pas moins supérieur à 90 dollars du baril, preuve, selon la banque, que la surprime de risque géopolitique continue de se transmettre aux marchés. A moyen terme, le rebond du brut pourra poser des risques de reprise de l’inflation, alors que la Réserve fédérale se réunira début novembre pour décider de sa trajectoire de politique monétaire.
LES VALEURS A SUIVRE A WALL STREET
Pfizer prévoit désormais un chiffre d’affaires pour 2023 compris entre 58 et 61 milliards de dollars, contre 67 à 70 milliards de dollars précédemment annoncés, ce qui pourrait peser sur le titre et le secteur pharmaceutique. Les Etats-Unis prendront des mesures pour empêcher les fabricants de puces américains de profiter d’un vide juridique pour vendre à la Chine certains semi-conducteurs avancés, a déclaré un responsable américain. Nvidia déclinait avant l’ouverture.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE
Le président du conseil d’administration d’Atos, Bertrand Meunier, cible de critiques d’actionnaires minoritaires depuis plusieurs semaines, a quitté ses fonctions, a annoncé lundi le groupe informatique français, qui perd 3,85%.
Telecom Italia perd 5,28% après que le groupe a déclaré lundi que le fonds américain KKR avait soumis une offre ferme pour son réseau de lignes terrestres. Le manque de clarté autour de l’offre affecte le titre.
BioNtech recule de 8,46% après l’abaissement par Pfizer de sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année sur fond de ventes plus faibles que prévu de ses vaccins et traitement du COVID-19.
Le supermarché en ligne britannique Ocado est en baisse de 4,64% après que Barclays a rétrogradé sa recommandation à « souspondérer ». Le secteur des ressources de base s’octroie 1,18%, la meilleure progression des secteurs du Stoxx 600, soutenu par la hausse des prix du pétrole et de nouvelles mesures de soutien au secteur immobilier prises en Chine.
TAUX La volatilité demeure sur les marchés obligataires, les investisseurs recherchant des actifs sûrs dans un contexte d’inquiétudes sur la trajectoire des taux dans les pays développés.
Le rendement du Treasury à dix ans avance de 6,4 pb à 4,6935%, le deux ans de 1,7 pb à 5,0708%. Le rendement du dix ans allemand se relève de 5,4 pb à 2,786%, celui du taux à deux ans prenant 1,6 pb à 3,146%.
CHANGES
Le dollar abandonne une partie de ses gains dans un contexte de repli obligataire et de prix du pétrole élevés. Le dollar cède 0,17% face à un panier de devises de référence, l’euro prend 0,2% à 1,053 dollar et la livre sterling 0,08% à 1,2151 dollar.
PETROLE Le brut hésite après avoir dépassé les 90 dollars, les marchés s’inquiétant d’un possible embrasement régional au Proche-Orient. Le Brent est stable à 90,88 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grignotant 0,19% à 87,86 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
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