Renault en avance de 3 ans sur ses objectifs malgré l’impact russe au premier semestre
par Gilles Guillaume
PARIS (Reuters) – Renault a relevé vendredi ses objectifs annuels de marge opérationnelle et de free cash flow, sa stratégie de montée en gamme éclipsant l’impact de son départ de Russie, longtemps son deuxième marché, dans le sillage de la guerre en Ukraine.
Le groupe au losange, engagé dans un délicat exercice de restructuration et de repositionnement stratégique, a annoncé viser une marge opérationnelle supérieure à 5% en 2022, contre environ 3% jusqu’ici, et un free cash flow opérationnel de l’automobile supérieur à 1,5 milliard d’euros, contre positif précédemment.
S’il atteint son objectif annuel de marge, Renault aura trois années d’avance sur son plan « Renaulution ». Il doit présenter de nouvelles ambitions pour le moyen terme lors d’une journée investisseurs prévue à l’automne.
« Après deux années de sacrifice et de régime sévère nous sommes maintenant prêts pour le prochain chapitre. La métamorphose sera au centre », a dit le directeur général Luca de Meo au cours d’une téléconférence avec les analystes financiers.
Vers 11h00, l’action Renault prenait près de 3,4% à 28,28 euros.
« Au premier semestre, Renault quitte les urgences pour entrer en convalescence », commente Jefferies dans une note.
Le constructeur automobile français est parvenu à afficher sur les six premiers mois de l’année une marge opérationnelle de 4,7%, supérieure aux attentes, contre 2,1% un an plus tôt. En revanche, le résultat net, part du groupe, est tombé à nouveau dans le rouge (-1,357 milliard d’euros de perte) alors que le constructeur automobile français avait renoué l’an dernier avec un bénéfice pour la première fois en trois ans.
« En dépit de tous les vents contraires liés à l’arrêt de l’activité en Russie, à la crise des semi-conducteurs et à l’inflation des coûts, le groupe continue d’améliorer sa performance opérationnelle et commence à bénéficier du succès des nouveaux lancements », a ajouté Luca de Meo, cette fois cité dans un communiqué.
LANCEMENTS EN RENFORT
La nouvelle phase du plan stratégique Renault qui s’ouvre maintenant sera soutenue par de nombreux lancements de véhicules, alors que le groupe était jusqu’ici dans le bas de son cycle de renouvellement.
Des nouveautés comme le SUV compact Arkana ont contribué à un effet prix record de 7,4 points sur le semestre écoulé. Et Renault prévoit de continuer sur cette lancée puisqu’un des prochains modèles phares, le SUV Austral, devrait se vendre en moyenne 25% plus cher que son prédécesseur Kadjar.
Le chiffre d’affaires est ainsi resté stable (+0,3%) à 19,6 milliards d’euros au premier semestre alors que les ventes en volume ont chuté de 29,7% sur les six premiers mois de l’année à juste un peu plus d’un million de véhicules (1.000.199 unités).
Le constructeur automobile français avait accusé en 2019 sa première perte en dix ans, puis en 2020 une perte nette historique de 8,008 milliards d’euros sous le coup d’une baisse de ses ventes et par ricochet, des difficultés similaires rencontrées par son partenaire Nissan.
A la suite de la suspension de son activité russe, il avait revu en baisse son objectif de marge opérationnelle pour 2022, attendu jusqu’ici en légère hausse à au moins 4%.
Par contraste, son compatriote Stellantis, dont il s’inspire des recettes qui ont fait le succès, a annoncé jeudi un nouveau record de marge de 14,1%.
Afin d’améliorer son image sur le segment des véhicules électriques, où il fut précurseur avec son partenaire Nissan la décennie précédente avant d’être supplanté par Tesla, Volkswagen ou Stellantis, Renault travaille à la création d’une entité dédiée.
Au premier semestre, les ventes de véhicules électrifiés ont représenté 36% des immatriculations de la marque Renault en Europe contre 26% un an plus tôt.
(Gilles Guillaume et Christian Lowe, édité par Kate Entringer, Jean-Michel Bélot et Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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