Prudence en vue en Europe avec une pluie de résultats
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note prudente jeudi avec une nouvelle avalanche de résultats de sociétés en Europe alors que les valorisations élevées ont poussé les investisseurs à prendre leurs bénéfices dans les séances précédentes.
Les sanctions américaines contre deux compagnies pétrolières russes majeures et le projet de la Maison blanche visant à limiter une série d’exportations de logiciels vers la Chine, en représailles aux restrictions sur les terres rares imposées par Pékin, ont par ailleurs ravivé les craintes géopolitiques, faisant bondir les cours du pétrole.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,15% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait reculer de 0,05%. Le FTSE 100 à Londres devrait grappiller 0,10%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en hausse de 0,07% et le Stoxx 600 pourrait grignoter 0,10%.
En Europe, Dassault Systèmes, Orange, Renault, STMicroelectronics, Thales, Accor, Unibail-Rodamco-Westfield, Valeo, Vinci, Vivendi, Unilever, Nokia ou encore Roche figurent parmi la myriade de sociétés qui publient ce jeudi leurs comptes trimestriels, tandis qu’outre-Atlantique, on attend American Airlines, Ford ou encore Intel.
Ces publications interviennent dans un contexte où les marchés financiers sont à des niveaux records ou proches de leurs sommets historiques, ce qui suscite des attentes élevées sur les prévisions des entreprises. Le géant du streaming Netflix, qui a ouvert la saison des résultats des géants technologiques, a ainsi déçu mercredi sur ses perspectives sur fond d’inquiétude quant à sa valorisation, cédant près de 10% en Bourse.
A cet égard, Tesla, premier des Sept Magnifiques à publier, sera particulièrement surveillé à l’ouverture de la Bourse de New York, au lendemain de la publication de ses comptes financiers. L’action perd 4% dans les transactions hors séance.
« Nous avons constaté une forte volatilité sur les marchés ces derniers temps. Elle est à la fois à la hausse et à la baisse, ce qui témoigne d’un certain degré d’incertitude », souligne Tim Ghriskey, stratège chez Ingalls & Snyder.
« Nous sommes en pleine période de publication des résultats, ce qui est toujours synonyme d’incertitude », a-t-il ajouté. « Les interrogations sur les droits de douane persistent. La guerre au Moyen-Orient est toujours un sujet d’actualité. Nous essayons de nous concentrer sur les entreprises elles-mêmes et sur leur performance », a-t-il également noté.
En Europe, le début de la saison des résultats du troisième trimestre est mitigé, selon les analystes de Morgan Stanley, qui notent une certaine faiblesse par rapport au deuxième trimestre.
Les investisseurs ont par ailleurs en ligne de mire les décisions imminentes des banques centrales en zone euro, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis alors que le « shutdown » se poursuit outre-Atlantique, empêchant la publication d’indicateurs économiques clés.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mercredi après la publication d’un éventail de résultats contrastés, qui ont pesé sur la confiance des investisseurs, par ailleurs soucieux à l’égard des tensions commerciales croissantes entre les Etats-Unis et la Chine.
L’indice Dow Jones a cédé 0,71%, ou 334,33 points, à 46.590,41 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 35,95 points, soit 0,53%, à 6.699,40 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 213,27 points (0,93%) à 22.740,40 points.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a reflué de 1,35% à 48.641,61 points, sur des prises de bénéfices après le récent rallye alimenté par l’espoir d’une politique expansionniste de la part de la nouvelle Première ministre japonaise, Sanae Takaichi. Le Topix, plus large, a cédé 0,39% à 3.253,78 points
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) perd 0,30%, alors que le sentiment du marché est affecté par les inquiétudes concernant les relations entre les Etats-Unis et la Chine.
L’indice Hang Seng à Hong Kong benchmark grappille 0,18%.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai fléchit de 0,28% et le CSI 300 reflue de 0,18%, avec des prises de bénéfices dans le secteur technologique.
Les investisseurs se montrent également prudents avant la rencontre prévue la semaine prochaine entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump. Ils attendent également le communiqué final du Quatrième Plénum, qui fixe le programme économique, politique et social du gouvernement pour les cinq prochaines années.
CHANGES
Le dollar monte de 0,14% face à un panier de devises de référence en amont de la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis et dans la crainte de nouveaux droits de douane entre Washington et Pékin.
L’euro recule de 0,10%, à 1,1598 dollar.
La livre sterling s’échange à 1,3340 dollar, en repli de 0,11%, la monnaie britannique continuant de pâtir des chiffres de l’inflation, publiés mercredi, qui plaident pour une nouvelle baisse des taux de la Banque d’Angleterre (BoE) d’ici la fin de l’année.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est pratiquement stable, à 3,9607%, après un recul de 1,4 point de base la veille.
Les investisseurs jugent qu’un nouvel assouplissement monétaire de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed) est quasiment acquis, avec une probabilité de 96,7% d’une baisse des taux de 25 points de base lors de la réunion du 29 octobre, selon l’outil FedWatch de CME Group.
Le rendement du Bund allemand à dix ans grappille 1,2 point de base, à 2,5728% après une hausse de 1,5 point la veille.
PÉTROLE
Le marché pétrolier grimpe jeudi, prolongeant les gains de la veille, alors que les acheteurs indiens ont commencé à revoir leurs achats de pétrole russe après que les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre Rosneft et Lukoil, deux grands fournisseurs russes de brut, sur fond de guerre en Ukraine.
Le Brent progresse de 3,55% à 64,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 3,74% à 60,68 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault et Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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