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Nobel/Paix-L’ancienne juge de la CPI Navanethem « Navi » Pillay remporte le prix Nobel de la paix 2026

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OSLO, 8 octobre (Reuters) – Navanethem « Navi » Pillay, ancienne juge de la Cour pénale internationale (CPI), qui a supervisé une enquête de l’Onu ayant conclu qu’Israël avait commis un génocide à Gaza, a remporté vendredi le prix Nobel de la paix pour « ses efforts en faveur de la paix et du droit international ».

En décernant le prix à Navi Pillay, âgée de 85 ans et qui a siégé dans plusieurs juridictions internationales, notamment au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), le Comité Nobel a souligné l’importance du maintien d’un ordre international fondé sur le droit.

La Cour pénale internationale (CPI), dont le siège est à La Haye, est depuis longtemps la cible du président américain Donald Trump, dont la campagne contre la Cour s’est intensifiée après l’émission, l’année dernière, de mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense.

« Le système du droit international est ​soumis à une pression considérable et ses institutions ‌sont attaquées », a déclaré le comité Nobel.

« Nous assistons à un glissement vers une politique fondée sur les rapports de force, au détriment des cadres juridiques ​et du respect du droit et de la justice à ⁠l’échelle mondiale. Chaque fois que la force l’emporte sur le droit, la stabilité, la confiance et la coexistence pacifique sont fragilisées. »

Le comité Nobel n’a mentionné ni Donald Trump ni Israël dans ‌son communiqué.

Navi Pillay a présidé la commission d’enquête de l’Onu sur ‌Gaza, qui a conclu l’année dernière qu’Israël avait commis un génocide à territoire palestinien occupé. Israël avait alors rejeté ce rapport, le qualifiant de « scandaleux » et de « faux ».

Israël a d’ailleurs dénoncé l’attribution du prix Nobel de la paix à Navi Pillay.

À NUREMBERG AU MOMENT DE L’ANNONCE

Elle a appris la nouvelle alors qu’elle participait à une conférence juridique dans le bâtiment de Nuremberg, en Allemagne, où le premier tribunal pénal international a été créé en 1945-1946 pour juger les crimes nazis.

« La dernière chose que j’ai faite, c’est remettre le rapport sur ​Gaza, dans lequel je qualifie de génocide ce qui s’y passe », a déclaré Navi Pillay devant un public rassemblé pour célébrer cette distinction, selon une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par le directeur d’Amnesty International.

« Si vous applaudissez un peu plus fort, je partagerai peut-être ce prix avec Trump », a-t-elle ajouté, déclenchant des rires.

Elle faisait apparemment référence à la décision de la lauréate de l’an dernier, Maria Corina Machado, de remettre sa médaille Nobel au président américain en janvier afin d’obtenir son soutien à sa campagne pour une transition démocratique au Venezuela.

Navi Pillay a averti que les attaques politiques croissantes contre le droit international risquaient de ramener le monde à un système dans lequel « c’est la force plutôt que le droit qui détermine quelles souffrances comptent ».

« Cette distinction renforce ma conviction que nous devons nous unir pour défendre l’État de droit, défendre l’indépendance des tribunaux et défendre un ordre juridique international fondé sur des principes », a ⁠déclaré Navi Pillay dans un communiqué.

LE DROIT SOUS PRESSION

L’organisme chargé de décerner le prix voulait rappeler au monde que l’État de droit constituait le fondement du système international mis en place pour garantir la paix et que ce système était soumis à de « très fortes pressions », a déclaré son président.

« Bien ⁠entendu, les États les plus puissants ont une responsabilité particulière, mais, malheureusement, nous observons ce phénomène partout dans le monde », a déclaré Joergen Watne Frydnes à Reuters.

« Les institutions sont attaquées. De nombreux juges font l’objet de sanctions », a-t-il ajouté.

La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a salué cette distinction.

« À l’heure où l’ordre juridique international et l’État de droit sont confrontés à de profonds défis, cette reconnaissance revêt une importance particulière », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Le mois dernier, Donald Trump a appelé les pays à quitter la CPI. Il a imposé des sanctions ciblées à plusieurs procureurs et juges de la Cour et, selon des sources, envisage des sanctions plus larges en représailles aux poursuites visant des dirigeants israéliens.

Haakon Gjerloew, directeur par intérim de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo, a toutefois estimé que le comité Nobel ne critiquait pas directement Donald ⁠Trump en récompensant Navi ‌Pillay.

« Je pense qu’il s’agit plutôt, de manière générale, de promouvoir un ordre international fondé sur le droit. Bien entendu, il pourrait réagir au fait qu’une personne ayant travaillé au sein de la CPI soit récompensée, ⁠mais ce n’est pas une attaque directe contre Trump », a déclaré Haakon Gjerloew.

« UNE BOUSSOLE MORALE À TOUTE ÉPREUVE »

Née à Durban, dans la province sud-africaine du Natal, au sein d’une famille d’origine tamoule indienne, ​Navi Pillay a été Haut-Commissaire des Nations ​unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014.

En 1967, elle est devenue la première femme à ouvrir un cabinet d’avocats dans le Natal et la première femme non blanche à siéger à la Haute Cour d’Afrique du Sud.

Elle est la cinquième personnalité sud-africaine à recevoir le ​prix Nobel de la paix, après Nelson Mandela et Frederik Willem de Klerk, l’archevêque Desmond Tutu et Albert Luthuli.

Le bureau du président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué cette distinction dans un communiqué: « Le président Ramaphosa salue la reconnaissance accordée à la juge Pillay par le Comité Nobel norvégien, qui constitue un hommage profond au courage, à l’intégrité et à l’engagement de toute une vie en faveur ‌de la justice de cette juriste chevronnée ».

Tout au long de sa ​longue carrière, Navi Pillay a demandé des comptes aux États et aux dirigeants nationaux, redonné espoir aux victimes de violences et de conflits et fait preuve d’une boussole morale inébranlable, a déclaré le comité Nobel.

« Un fil conducteur relie ses premiers engagements, lorsqu’elle défendait Nelson Mandela et d’autres opposants ​à l’apartheid, à son travail de juge dans certaines des affaires judiciaires internationales les plus importantes de notre époque », indique le communiqué.

Navi Pillay continue d’exercer des fonctions judiciaires. Elle siège actuellement à la Cour internationale de Justice (CIJ).

L’ONU SALUE UNE DISTINCTION EN FAVEUR DES DROITS HUMAINS

« C’est une excellente nouvelle, nous avons besoin de davantage de dévouement et d’engagement en faveur des droits humains », a déclaré aux journalistes à Genève Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme .

« Nous espérons que cette distinction encouragera et continuera d’encourager et d’inspirer d’autres personnes à prendre la parole pour défendre et promouvoir les droits humains de tous, partout dans le monde », a-t-elle ajouté.

UNE TRADITION DEPUIS 1901

Le prix Nobel de la paix est le cinquième annoncé cette année, conformément à la tradition, après ceux de médecine lundi, de physique mardi, de chimie mercredi et de littérature jeudi. Le prix Nobel de l’économie sera annoncé lundi prochain.

Décernés depuis 1901, à quelques interruptions près, principalement pendant les Première et Seconde Guerres ⁠mondiales, les prix Nobel comptent une sixième catégorie, celle de l’économie, créée en 1968 par la banque centrale suédoise, la Riksbank.

Doté de 12 millions de couronnes suédoises (1,07 million d’euros), le prix Nobel de la paix sera remis à l’hôtel de ville d’Oslo le 10 décembre, date anniversaire de la mort d’Alfred Nobel, inventeur et industriel suédois dont la fortune provenait notamment de l’invention de la dynamite.

L’an dernier, le prix avait été décerné à la dirigeante de l’opposition vénézuélienne Maria ​Corina Machado pour son action en faveur de la démocratie au Venezuela.

(Reportage Gwladys Fouche, Nora Buli, Terje Solsvik, Nerijus Adomaitis et Tom Little à Oslo; Emma Farge ​et Olivia Le Poidevin à Genève; Sfundo Parakozov, version française Elena Smirnova, édité par Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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