L’Europe vue en baisse, rendez-vous clé avec la Fed
par Diana Mandia
10 décembre (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mercredi à l’ouverture, dans l’attente de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) américaine, qui pourrait être l’une des plus controversées depuis des années, tandis que la prudence prévaut face à la possibilité d’une approche plus restrictive en 2026.
Les contrats à terme sur indices suggèrent une ouverture en baisse de 0,28% pour le CAC 40 parisien, de 0,14% pour le Dax à Francfort et de 0,39% pour le FTSE à Londres.
Le Stoxx 600 devrait ouvrir en baisse de 0,28%.
Les investisseurs devraient se montrer plutôt prudents face au rendez-vous le plus attendu du mois, la décision sur les taux d’intérêt de la banque centrale américaine, qui devrait, selon tous les paris, annoncer plus tard dans la journée une nouvelle baisse des coûts d’emprunt, la troisième consécutive, afin de répondre au ralentissement du marché du travail.
Si les opérateurs tablent largement sur une baisse de 25 points de base ce mois-ci, les prochaines décisions de la Fed sont plus incertaines, car l’inflation continue de dépasser l’objectif de 2% fixé par l’institution, ce que certains de ses membres ne cessent de souligner.
Beaucoup dépendra des projections du « dot plot » sur la trajectoire future des taux, les analystes soupçonnant que l’approche pour 2026 pourrait être plus restrictive que prévu initialement.
L’actuel président de l’institution, Jerome Powell, qui fait régulièrement l’objet de violentes diatribes de la part de Donald Trump l’accusant d’être trop lent à baisser les taux, quittera ses fonctions au printemps, et les investisseurs se demandent également si son successeur sera en mesure de satisfaire les exigences du locataire de la Maison blanche tout en préservant l’indépendance de la banque centrale.
Le principal conseiller économique du gouvernement, Kevin Hassett, favori pour devenir le prochain président de la Fed, a déclaré mardi devant le Conseil des directeurs exécutifs du Wall Street Journal qu’il y avait « beaucoup de marge » pour continuer à réduire les taux d’intérêt, tout en ajoutant que si l’inflation augmentait, le calcul pourrait changer.
La Banque du Canada annoncera également sa décision de politique monétaire plus tard dans la journée et devrait en revanche maintenir ses taux inchangés, l’inflation en baisse et la croissance économique robuste réduisant la nécessité de nouvelles baisses.
Au programme du jour figurent également les résultats trimestriels d’Oracle, qui pourraient raviver les doutes des investisseurs concernant l’endettement lié à l’IA, qui ont déjà secoué les marchés d’actions en novembre.
En Europe, l’agenda macroéconomique est très léger ce mercredi. En France, les députés ont adopté mardi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 à l’issue d’un scrutin très serré, ouvrant la voie à l’adoption du texte d’ici la fin de l’année comme espéré par le gouvernement.
L’économie française devrait par ailleurs progresser de 0,2% au quatrième trimestre, soutenue notamment par l’industrie manufacturière et les services marchands, mais à un rythme plus modéré que le trimestre précédent (+0,5%), a indiqué mardi la Banque de France (BdF) dans son enquête mensuelle de conjoncture.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, doit s’exprimer mercredi lors d’une conférence à Londres.
LES VALEURS A SUIVRE : [L8N3XF1SV]
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mardi, alors que les investisseurs attendent la décision de la la Fed.
L’indice Dow Jones a cédé 0,38%, le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 0,09%, et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,13%.
EN ASIE
L’indice Nikkei à Tokyo a reculé de 0,1% mercredi, prudent avant la décision de la Fed.
Les Bourses chinoises sont en baisse mercredi alors que les tensions déflationnistes persistent dans les prix à la production.
L’indice composite de la Bourse de Shanghai a reculé de 0,23% et le CSI 300 des grandes capitalisations a abandonné 0,14%.
La Bourse de Hong Kong cède 0,21%.
La hausse des prix à la consommation en Chine a accéléré en novembre, tandis que la déflation des prix à la production s’est poursuivie, montrent des données officielles publiées mercredi.
Le dossier commercial reste à surveiller, alors que, selon un responsable américain, un accord conclu en juillet entre les États-Unis et l’Indonésie risque d’être rompu, Jakarta étant revenue sur plusieurs de ses engagements.
TAUX
Les rendements obligataires sont calmes mercredi.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule de 0,8 point de base à 4,1781%. Celui de l’obligation à deux ans perd 0,6 point de base à 3,6066%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans grappille 0,8 point de base à 2,8595%, tandis que son homologue à deux ans avance de 0,5 point de base à 2,1592%.
CHANGES
Le dollar perd 0,08% face à un panier de devises de référence avant la décision de la Fed, tandis que l’euro gagne 0,1% à 1,1637 dollar.
Le yen regagne un peu de terrain (+0,12%) à 156,68 yens pour un dollar après une chute soudaine pendant la nuit, la monnaie japonaise étant sous la pression des écarts importants entre les taux d’intérêt japonais et ceux du reste du monde, alors même que la banque centrale japonaise devrait resserrer sa politique monétaire la semaine prochaine.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont plutôt stables mercredi après avoir chuté d’environ 1% lors de la séance précédente, les investisseurs suivant de près l’évolution des négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine et attendant la décision sur les taux d’intérêt américains.
Le Brent prend 0,19% à 62,06 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,22% à 58,38 dollars.
Le président ukrainien Volodimir Zelensky s’est dit prêt mardi à organiser des élections si les Etats-Unis et les partenaires européens de l’Ukraine pouvaient garantir la sécurité du processus électoral. Ces déclarations interviennent après la publication mardi par Politico d’une interview de Donald Trump dans laquelle il suggère que le gouvernement ukrainien utilise le conflit comme une excuse pour éviter des élections.
MÉTAUX
L’argent poursuit sa progression record à 61,44 dollars après avoir franchi mardi le seuil des 60 dollars l’once.
Jigar Trivedi, analyste chez Reliance Securities, souligne que ce métal bénéficie de la forte demande dans l’industrie.
L’association industrielle Silver Institute a dit mardi que des secteurs tels que l’énergie solaire, les véhicules électriques, les centres de données et l’intelligence artificielle stimuleront la demande jusqu’en 2030.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 10 DÉCEMBRE
(Rédigé par Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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