L’Europe finit dans le rouge, l’Iran et la fragilité des progrès commerciaux pèsent
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse jeudi, les tensions croissantes concernant le nucléaire iranien et les inquiétudes quant à la fragilité de la trêve commerciale entre Washington et Pékin ayant poussé les investisseurs à se réfugier dans des valeurs sûres.
À Paris, le CAC 40 a perdu 0,14% à 7.765,11 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,71%.
À Londres, le FTSE 100, soutenu par les valeurs liées à l’énergie, a pris 0,23%.
L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,58%, le FTSEurofirst 300 0,28% et le Stoxx 600 0,31%.
L’aversion au risque a pesé sur les actions jeudi, les investisseurs se réfugiant dans des valeurs telles que les obligations, le franc suisse et l’or, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues au Proche-Orient.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré jeudi que l’Iran ne respectait pas ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire, et Téhéran a rapidement réagi en annonçant le lancement d’un nouveau site d’enrichissement d’uranium, ce qui nourrit des doutes quant à la nouvelle série de discussions entre les responsables américains et iraniens prévue dimanche à Oman.
Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de bombarder l’Iran si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer. Le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh, a pour sa part prévenu que Téhéran frapperait des bases américaines au Proche-Orient si les discussions échouaient et que Washington décidait de bombarder l’Iran.
Preuve de la remontée des tensions, l’administration américaine prépare une évacuation partielle de son ambassade en Irak et va autoriser les familles du personnel militaire américain déployé au Proche-Orient à quitter la région du fait de risques sécuritaires accrus.
Outre les craintes d’escalade au Moyen-Orient, les inquiétudes persistent concernant la politique commerciale des États-Unis, alors que l’annonce d’un accord-cadre avec la Chine n’a pas convaincu et que la date butoir du 8 juillet pour achever les négociations avec les partenaires de Washington approche. Le président américain a promis mercredi d’envoyer d’ici deux semaines des lettres à plusieurs partenaires posant les conditions de Washington.
VALEURS
A Paris, TotalEnergies a pris 2,2%, en tête du CAC 40, avec la récente flambée des cours du pétrole.
Les valeurs liées aux voyages ont souffert du retour des craintes géopolitiques, abandonnant 2,2%. La compagnie aérienne Air France-KLM a perdu 7,2% et Lufthansa 3,7%.
BE Semiconductor Industries (BESI) a pris poour sa part 3,6% après avoir relevé ses objectifs financiers à long terme à l’occasion de sa journée investisseurs.
Tesco a gagné 1,6%, le distributeur britannique ayant annoncé une reprise de la croissance de ses ventes sous-jacentes au premier trimestre et un gain de parts de marché sur ses concurrents.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,10%, après avoir ouvert dans le rouge en raison des tensions au Proche-Orient, le Standard & Poor’s 500 avance de 0,13% et le Nasdaq Composite de 0,06%, les investisseurs ayant intégré le rebond plus faible que prévu des prix à la production aux Etats-Unis.
Boeing plonge de 5% après qu’un avion Boeing 787-8 Dreamliner d’Air India avec 242 personnes à bord s’est écrasé jeudi peu après son décollage à proximité de l’aéroport d’Ahmedabad, métropole du nord-ouest de l’Inde.
LES INDICATEURS DU JOUR
Au Royaume-Uni, les investisseurs ont appris jeudi que l’économie britannique s’était fortement contractée en avril, de 0,3%, soit la pire en rythme mensuel depuis octobre 2023, avec l’onde de choc provoquée par les droits de douane américains.
Aux Etats-Unis, les prix à la production (PPI) ont rebondi moins que prévu en mai d’un mois sur l’autre, ce qui apaise les craintes concernant l’impact des surtaxes sur l’inflation et encourage les anticipations selon lesquelles la Fed pourrait bientôt reprendre ses réductions de taux.
Le nombre d’inscriptions au chômage est en outre resté stable aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 juin à 248.000, alors que les économistes attendaient une baisse à 240.000.
CHANGES
Le dollar a souffert jeudi, les données sur l’inflation et les prix à la production aux Etats-Unis suggérant que la Réserve fédérale (Fed) pourrait reprendre ses réductions de taux plus tôt que prévu, tandis que le yen et le franc suisse, considérés comme des valeurs refuge, ont bénéficié des tensions croissantes au Proche-Orient.
Le billet vert recule de 0,63% face à un panier de devises de référence à l’heure de la clôture des Bourses européennes, après être tombé à son plus bas niveau depuis avril 2022 plus tôt en séance.
« Les données sont considérées comme ouvrant potentiellement la fenêtre pour que la Fed réduise ses taux un peu plus tôt ou un peu plus », a dit déclaré Vassili Serebriakov, analyste chez UBS.
L’euro, qui a pour sa part atteint son plus haut niveau depuis octobre 2021, gagne 0,74% à 1,1572 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires ont reculé dans la zone euro jeudi, les traders évaluant l’impact des dernières données américaines et les tensions au Proche-Orient.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini sur une baisse de 6 points de base à 2,4770%. Le deux ans a perdu 3,8 points de base à 1,8120%.
Les rendements des obligations du Trésor américain sont en passe de connaître une quatrième journée consécutive de baisse.
Le rendement des Treasuries à dix ans perd environ 4 points de base à 4,3730%, tout comme celui de son homologue à deux ans, qui ressort à 3,9015%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole baissent jeudi après avoir fortement progressé la veille.
Ils ont toutefois réduit leurs pertes au cours de la séance.
Le Brent perd 0;3% à 69,56 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,07% à 68,10 dollars.
(Rédigé par Diana Mandiá)
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.

