L’Europe encore attendue en baisse après l’emploi américain
par Bertrand De Meyer
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse lundi à l’ouverture, les investisseurs digérant les données sur l’emploi américain publiées vendredi.
Les contrats à terme suggèrent une ouverture en baisse de 0,3% pour le CAC 40 parisien, contre un repli de 0,21% pour le FTSE à Londres, un déclin de 0,4% pour le Dax à Francfort et une baisse de 0,43% pour le Stoxx 600.
Les perpectives de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) pèsent sur les indices européens au début d’une semaine chargée avant le retour de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique.
Le rapport sur l’emploi américain, publié vendredi et qui a montré que l’économie américaine avait créé 256.000 emplois en décembre contre 160.000 attendus par le consensus des analystes, a renforcé les attentes de biais prudent de la Fed.
Les marchés ont déjà réduit les attentes de réduction des taux de la Fed à seulement 27 points de base pour l’ensemble de l’année 2025 alors que l’inflation CPI pour décembre sera publiée mercredi et que cinq responsables de la Fed doivent s’exprimer au cours des prochains jours.
La semaine sera en outre marquée par l’ouverture de la saison des résultats outre-Atlantique avec les banques, JP Morgan, Wells Fargo, Citigroup et Goldman Sachs ouvrant le bal dès mercredi.
L’investiture de Donald Trump le 20 janvier marquera ensuite le début d’une période chargée pour l’économie mondiale qui devra naviguer entre les promesses du candidat républicain durant la campagne et les décisions réellement prises, notamment sur les droits de douane.
En Europe, la politique monétaire sera aussi au menu des marchés avec le publication de données dans les principales économie de la zone euro ou encore des « minutes » de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne jeudi.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en forte baisse vendredi sous la pression des rendements élevés après la publication du rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail américain, qui a réveillé les craintes d’une reprise de l’inflation.
L’indice Dow Jones a cédé 1,63%, ou 696,75 points, à 41.938,45 points.
Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 91,21 points, soit -1,54% à 5.827,04 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 317,25 points, soit -1,63% à 19.161,628 points.
Il s’agit de la plus forte baisse en pourcentage sur un jour pour le Dow Jones et le S&P-500 depuis le 18 décembre.
Les trois grands indices new-yorkais ont aussi terminé nettement dans le rouge sur la semaine, le Dow Jones et le S&P-500 cédant près de 2% et le Nasdaq plus de 2,3%, soit sa plus forte baisse hebdomadaire depuis la semaine du 11 novembre.
EN ASIE
Les bourses asiatiques sont orientées à la baisse à la suite des dernières données américaines sur l’emploi.
L’indice hongkongais Hang Seng décline de 1,18%, le SSE Composite de Shanghai a reculé de 0,3%, le CSI 300 a abandonné 0,3%.
La Bourse de Tokyo est fermée en raison d’un jour férié.
TAUX
Les rendements poursuivent leur progression après avoir bondi vendredi à la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain.
Le rendement du Treasury à dix ans progresse de 1,2 pb à 4,7861%. Celui à 30 ans, qui a brièvement dépassé les 5% vendredi, est pratiquement inchangé, à 4,966%.
En Europe, le rendement du dix ans allemand se renforce de 2,6 pb à 2,595%.
CHANGES
Le dollar continue sa progression et se rapproche de son plus haut niveau depuis novembre 2022 après les données sur les créations d’emploi en décembre aux Etats-Unis.
Le dollar gagne 0,2% face à un panier de devises de référence, l’euro s’érode de 0,25% à 1,0218 dollar, et la livre sterling perd 0,5% à 1,2143 dollar.
En Asie, le yen avance de 0,13% à 157,48 yens pour un dollar, le dollar australien cède 0,3% à 0,6143 dollar.
PÉTROLE
Le baril poursuit son ascension lundi, le Brent atteignant son plus haut niveau depuis quatre mois, à la suite des nouvelles sanctions imposées vendredi par le Trésor américain sur le pétrole russe.
Le Brent progresse de 1,37% à 81,15 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se renchérit de 1,85% à 77,99 dollars.
(Rédigé par Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


