L’Europe attendue en baisse pour la dernière séance de 2021
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ouvertes ce vendredi pour la dernière séance de 2021 sont attendues en baisse dans le sillage de Wall Street, au terme d’une année favorable aux actions mondiales en dépit de la pandémie de COVID-19.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,42% à l’ouverture et le FTSE à Londres reculerait de 0,39%.
Les marchés allemands entre autres resteront fermés, la Bourse de Londres fermera ses portes à 12h30 GMT et ceux d’Euronext à 13h05 GMT.
Les places européennes devraient finir l’année 2021 sur des performances positives: le CAC 40 affiche pour le moment une hausse de 29,2%, le Footsie de 14,6%, l’indice européen Stoxx 600 de 22,5% tandis que le Dax à Francfort a pris 15,8%.
Les investisseurs sont confiants dans les perspectives économiques en espérant que l’explosion des cas de COVID-19 au niveau mondial ne provoquera pas de nouveau confinement généralisé, sous l’effet de la vaccination et d’un variant Omicron du coronavirus, certes très contagieux mais moins dangereux que les autres souches d’après plusieurs études.
L’année 2022 qui se profile pourrait ne pas être aussi favorable aux actions alors que bon nombre de banques centrales, celle des Etats-Unis en tête, devrait réduire leurs mesures de soutien à l’économie dans un contexte de forte inflation.
Les goulets d’étranglement sur les chaînes d’approvisionnement, les bénéfices des entreprises, la suite de la pandémie ou encore les élections de mi-mandat aux Etats-Unis sont autant de thèmes qui focaliseront l’attention des investisseurs l’an prochain.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse jeudi, le S&P-500 et le Dow Jones ayant atteint des plus hauts avant de basculer dans le rouge, alors que des données ont indiqué un recul surprise des inscriptions au chômage aux Etats-Unis laissant suggérer que le variant Omicron du coronavirus n’a pour le moment pas ralenti l’économie.
L’indice Dow Jones a cédé 0,25% à 36.398,08 points après un pic à 36.679,44, le S&P-500 a perdu 0,30% à 4.778,73 points après un plus haut à 4.808,93 et le Nasdaq Composite a reculé de 0,16% à 15.741,56 points.
En dépit de leur recul jeudi, les principaux indices de Wall Street devraient boucler 2021 avec une forte hausse sur un an. Le S&P-500 devrait ainsi avoir progressé de plus de 27%, le Nasdaq d’environ 23% et le Dow Jones de près de 20%.
Les contrats à terme indiquent un repli à l’ouverture de l’ordre de 0,2%.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo est quant à elle restée fermée. L’indice Nikkei a clôturé 2021 sur un gain de 4,9%, sous l’effet des mesures de relance budgétaire et monétaire et de l’optimisme quant à la reprise post-pandémie.
En Chine, le CSI 300 prend 0,4% et l’indice SSE Composite de Shanghai gagne 0,59%, tirés par les valeurs des nouvelles énergies et de l’immobilier.
L’activité dans le secteur industriel et celui des services ont légèrement augmenté en décembre, selon des données officielles, en dépit des perturbations dues au COVID-19.
CHANGES
Le billet vert est inchangé face à un panier de devises de référence après avoir légèrement profité la veille de la baisse des inscriptions au chômage aux Etats-Unis la semaine dernière.
Il progresse de près de 6,7% sur l’ensemble de l’année, aidé par les anticipations de hausses de taux aux Etats-Unis.
De son côté, l’euro est stable autour de 1,131 dollar et s’achemine vers un repli d’environ 7,2%.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont en très légère baisse mais devraient afficher sur l’ensemble de l’année leur plus importante progression en 12 ans grâce à la reprise économique mondiale et l’augmentation modeste de la production par l’Opep+.
Le Brent est à 79,52 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,1% à 76,91 dollars.
Le premier s’achemine vers un gain de 53% sur l’année et le second de 58%, ce qui représenterait leur meilleure performance annuelle depuis 2009.
METAUX
L’or devrait connaître sa plus forte baisse annuelle depuis 2015, d’environ 4%, le rebond économique réduisant la demande pour le métal précieux.
PAS D’INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU JOUR
(Laetitia Volga, édité par)
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