L’Etat doit imposer à Stellantis la production d’un véhicule à Poissy, dit Binet (CGT)
PARIS, 17 avril (Reuters) – L’Etat français en tant qu’actionnaire de Stellantis doit imposer la production d’un véhicule dans l’usine de Poissy (Yvelines) alors que le constructeur automobile a annoncé la veille son intention d’arrêter l’assemblage de voitures neuves sur le site, a dit vendredi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
« [Le projet de Stellantis], c’est 1.000 emplois directs en moins et 3.000 à 4.000 emplois indirects en moins. Poissy, c’est la dernière usine de fabrication automobile en Ile-de-France et, ce qu’on sait, c’est qu’une usine qui ne produit pas de véhicule automobile, c’est une usine qui est promise à la fin et à la fermeture », a-t-elle dit sur France 2.
« Si on laisse la direction faire ça, (…) c’est le chemin vers la fin de Poissy. »
« L’État est actionnaire, et donc il doit immédiatement convoquer le PDG de Stellantis – le ministre de l’Industrie – et lui imposer de produire un véhicule à Poissy, pour maintenir une production de véhicules », a réclamé Sophie Binet.
Stellantis, dont Bpifrance détient 6,64% du capital selon des données LSEG, a annoncé jeudi son intention d’arrêter l’assemblage de voitures neuves sur son site de Poissy d’ici trois à quatre ans, mais sans fermer l’usine qui accueillera progressivement de nouvelles activités industrielles automobiles.
Environ 1.600 ouvriers travaillent actuellement à Poissy, un nombre qui devrait tomber à 1.200 en 2030 eu égard à la pyramide des âges. Le plan de transformation de Stellantis prévoit le maintien d’un nombre de postes équivalent – 1.000 – à cet horizon.
L’annonce que l’usine ne se verra pas attribuer de nouveau véhicule au-delà des DS3 et Opel Mokka, qu’elle fabriquera au moins jusqu’à la fin 2028, augure la troisième fermeture d’un site d’assemblage de véhicules neufs en France en une quinzaine d’années, après Aulnay-sous-Bois (PSA) en 2014 et Flins (Renault) en 2024.
A Poissy, une journée d’action est prévue la semaine prochaine avec le soutien de la CGT, a indiqué Sophie Binet, regrettant que les constructeurs Stellantis, né de la fusion entre PSA et FCA, et Renault « ne font plus le jeu du Made in France ».
(Rédigé par Blandine Hénault, avec Benjamin Mallet, édité par Augustin Turpin)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Le Journal Chrétien est le premier pure-player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet. Il offre au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.Face à l'hégémonie de grands groupes de médias détenus par des milliardaires ou à des multinationales très puissantes, la montée en puissance du Journal Chrétien depuis sa création en 2003 permet aux citoyens d’avoir accès à une information libre de tout conflit d’intérêt.
Le Journal Chrétien est un média :
- Indépendant. Nous ne recevons aucune aide de l’Etat, nous n’appartenons pas un grand groupe ni à une église. De ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons est exempt d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Gratuit. Le Journal Chrétien produit chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux religieux, économiques, politiques, environnementaux et sociaux qui intéressent un large public. Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde. Nous considérons que s’informer est un droit essentiel, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Ce droit ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.
- Sans publicité. Nous estimons que la publicité a tendance à distraire le lecteur et à favoriser la surconsommation. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien financier avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.
- Diffusé à la télévision sur le réseau de l'opérateur Free (canal 483) par sa chaîne Chrétiens TV, qui est née avec l'idée de proposer une programmation protestante de référence, en permettant aux chrétiens d'être édifiés dans leur foi par des enseignements émanant des églises enracinées dans la saine doctrine.


