Les multinationales veulent transférer leur production hors de Chine face aux risques, selon la BCE
FRANCFORT (Reuters) – Plus de 40% des entreprises de dimension mondiale sondées par la Banque centrale européenne (BCE) prévoient de déplacer leur production vers des pays politiquement plus accueillants dans les années à venir, le risque lié à la Chine étant cité comme la principale inquiétude, selon un document publié lundi.
Les discussions au sein de ces multinationales se sont intensifiées depuis la pandémie de COVID-19, puis la guerre en Ukraine, qui ont perturbé les chaînes d’approvisionnement.
La BCE rapporte dans une enquête auprès de 65 très grandes entreprises ayant une présence mondiale que 49% d’entre elles envisagent de « délocaliser » (« Near-shoring »), c’est-à-dire de rapprocher la production de leurs points de vente.
Parmi les entreprises sondées, 42% souhaitent « délocaliser » seulement certaines opérations, ou les transférer vers des destinations plus accueillantes.
« En ce qui concerne les pays qui posent – ou pourraient poser – un risque pour les chaînes d’approvisionnement dans leur secteur en général, deux tiers de ces entreprises ont cité la Chine », écrit la BCE dans un article de son Bulletin économique.
Plus de la moitié des entreprises s’approvisionnent en matériaux critiques auprès d’un pays en particulier ou d’un nombre restreint de pays, et la quasi-totalité d’entre elles ont déclaré que ces approvisionnements étaient désormais exposés à un risque élevé.
« Une grande majorité d’entre elles ont désigné la Chine comme étant ce pays ou l’un de ces pays, et toutes considèrent qu’il s’agit d’un risque élevé », souligne la BCE.
Le « near-shoring » contraint n’est pas en soi une nouveauté, en revanche sa version basée sur le volontariat est une tendance relativement nouvelle puisque seulement 11% des entreprises ont déclaré avoir déjà adopté une telle stratégie au cours des cinq dernières années.
L’Union européenne (UE) pourrait être lésée par ce nouveau phénomène car le nombre d’entreprises cherchant à délocaliser leur production hors du bloc reste supérieur à celui des entreprises souhaitant s’y implanter, ce qui pourrait avoir un impact « significatif » sur l’emploi.
Ces mouvements pourraient également alimenter l’inflation, car près de la moitié des entreprises ont dit s’attendre à ce que ces mouvements entraînent une hausse des prix, précise l’enquête de la BCE.
(Reportage de Balazs Koranyi; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



