Le Mexique et l’UE signent l’accord de libre-échange longtemps repoussé
par Emily Green, Philip Blenkinsop et Diego Oré
MEXICO, 22 mai (Reuters) – Le Mexique et l’Union européenne ont signé vendredi un accord de libre-échange longtemps retardé, cherchant ainsi à réduire leur dépendance vis-à-vis des États-Unis et à se protéger partiellement des droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.
L’accord, sur lequel un large consensus s’est dégagé en 2025 mais dont la signature a été reportée, élargit l’accord commercial Mexique-UE de 2000, qui ne couvrait que les biens industriels. Le nouvel accord inclut désormais les services, les marchés publics, le commerce en ligne, les investissements et les produits agricoles.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa ont signé l’accord à Mexico lors de leur premier sommet depuis plus de dix ans.
« Cet accord est une véritable déclaration géopolitique », a déclaré Antonio Costa, peu après avoir paraphé le texte. « Avec cet accord global modernisé, nous sommes mieux préparés pour les défis de notre temps. »
« Cet accord ouvre d’énormes possibilités pour les deux régions, permettant l’expansion du commerce », a réagi Claudia Sheinbaum.
Les deux parties souhaitent diversifier leurs exportations en dehors des États-Unis.
L’UE a été frappée par de nouveaux droits de douane massifs imposés par Trump dans le cadre de la réforme tarifaire dite « du Jour de la Libération » en avril 2025 et a préparé des contre-mesures, lesquelles ont été suspendues le temps que les deux parties reprennent le dialogue. Malgré une certaine détente tarifaire et un accord conclu en juillet, les droits de douane américains sur les exportations de l’UE restent élevés.
Le Mexique a également été frappé par de lourds droits de douane américains sur ses exportations d’automobiles, d’acier et d’aluminium, et les relations commerciales entre les deux pays ont été instables tout au long du second mandat de Trump.
Le ministère mexicain de l’Économie estime que ce nouvel accord pourrait faire passer les exportations mexicaines vers l’UE d’environ 24 milliards de dollars (20,68 milliards d’euros) par an à 36 milliards d’ici 2030. L’UE exporte chaque année pour environ 65 milliards de dollars de marchandises vers le Mexique.
Les échanges commerciaux entre le Mexique et l’UE ont augmenté de 75% en une décennie, dominés par les équipements de transport, les machines, les produits chimiques, les carburants et les produits miniers.
Le nouvel accord prévoit un accès sans droits de douane pour la quasi-totalité des marchandises, y compris les produits agricoles tels que le poulet et les asperges mexicains, ainsi que le lait en poudre, le fromage et le porc européens, sous réserve de certains quotas.
Bien que l’accord commercial actualisé était prêt, sa signature a pris plus d’un an. L’UE a donné la priorité à un accord de libre-échange avec le Mercosur, le bloc sud-américain, et a conclu des négociations de libre-échange avec l’Indonésie, l’Inde et l’Australie au cours des huit derniers mois.
Le Mexique s’est pour sa part montré prudent quant aux mesures susceptibles de froisser l’administration Trump lors des négociations délicates visant à prolonger l’accord commercial États-Unis-Mexique-Canada. Plus de 80% des exportations mexicaines sont actuellement destinées aux États-Unis.
Au sein de l’UE, l’accord commercial sera soumis au vote du Parlement européen, qui devrait l’approuver d’ici quelques mois.
(Emily Green, Philip Blenkinsop et Diego Ore; avec la contribution de Raul Cortes; Version française Matthieu Huchet et Zhifan Liu, édité par Augustin Turpin)
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