Le FMI anticipe des « réductions notables » des prévisions de croissance, mais pas de récession mondiale
(Reuters) – L’exacerbation des tensions commerciales et l’évolution rapide du commerce mondial va entraîner des révisions à la baisse des prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI) mais l’organisme n’anticipe pas de récession mondiale, a déclaré jeudi sa directrice Kristalina Georgieva.
Kristalina Georgieva a déclaré que les économies des différents pays seraient mises à l’épreuve par la refonte du système commercial mondial, provoquée ces derniers mois par les droits de douane américains et les représailles chinoises et européennes, et qui a causé une incertitude « hors du commun » en matière de politique commerciale et une volatilité extrême sur les marchés financiers.
« Les perturbations entraînent des coûts (…) Nos perspectives de croissance vont inclure des réductions notables mais pas de récession », a-t-elle prévenu dans des remarques préparées, ajoutant que le FMI anticipe une hausse de l’inflation pour certains pays.
L’incertitude entraîne également des risques pour les marchés financiers, a ajouté l’économiste bulgare, précisant que les fluctuations récentes des rendements des bons du Trésor devaient être considérées comme un avertissement. « Tout le monde va souffrir si les conditions financières s’aggravent », a-t-elle averti.
Le président américain Donald Trump a chamboulé le commerce mondial en imposant une vague de nouveaux droits de douane, y compris des droits dits « réciproques » de 10% ou plus sur la majorité des pays, bien que ceux-ci aient fait l’objet d’un moratoire de 90 jours afin de permettre des négociations. La Chine, l’Union européenne (UE) et d’autres pays ont annoncé des mesures de représailles.
En janvier, le FMI avait déclaré anticiper une croissance globale de 3,3% en 2025 et de 3,3% également en 2026. Mardi, l’organisme publiera une version actualisée de son rapport sur les perspectives économiques mondiales.
Prenant la parole au siège du FMI, à Washington, avant les prochaines réunions de l’organisation et de la Banque mondiale, qui auront lieu la semaine prochaine, Kristalina Georgieva n’a pas donné de détails quant aux révisions attendues, mais a averti qu’une incertitude prolongée aurait de lourdes conséquences.
Elle a expliqué que les tensions commerciales couvaient depuis quelque temps, mais qu’elles avaient à présent atteint leur paroxysme. Elle a exhorté les pays à répondre aux « changements soudains et extrêmement rapides » avec sagesse.
« Alors que les géants s’affrontent, les plus petits pays sont pris entre deux feux », a déclaré Kristalina Georgieva. La Chine, l’UE et les États-Unis étaient les trois plus grands importateurs du monde, ce qui entraîne de lourdes répercussions pour les pays plus exposés au resserrement des conditions financières, a-t-elle déploré.
LE PROTECTIONNISME EMPÊCHE L’INNOVATION
La hausse des droits de douane porte un coup direct à la croissance, a expliqué Kristalina Georgieva, précisant que les expériences passées ont démontré que les droits de douane sont payés par les importateurs, qui doivent accepter des bénéfices moins élevés, et par les consommateurs, qui font face à une hausse des prix.
Dans les grandes économies, ils peuvent également créer des conditions propices à l’investissement local et de nouveaux emplois, mais ces effets sont loin d’être immédiats.
« Le protectionnisme érode la productivité sur le long terme, particulièrement dans les petites économies », a-t-elle affirmé, avertissant que les tentatives de protéger son industrie de la compétition étaient également néfastes pour l’entreprenariat et l’innovation.
Kristalina Georgieva a appelé les pays à continuer d’engager des réformes économiques et fiscales tout en maintenant des politiques monétaires flexibles et crédibles, ainsi qu’une supervision et une régulation solides des marchés financiers.
Les économies émergentes doivent préserver la flexibilité de leurs taux de change, et les pays donateurs doivent mieux protéger les flux d’aide vers les pays à faibles revenus, a-t-elle ajouté.
Elle a également appelé à la coopération dans un monde de plus en plus multipolaire, et a exhorté les plus grandes économies à conclure un accord commercial qui permettrait de conserver l’accessibilité et d’inverser la tendance en vue de réduire les droits de douane et les obstacles non tarifaires.
« Nous avons besoins d’une économie mondiale plus résiliente, pas d’une dérive vers une division accrue », a déclaré Kristalina Georgieva.
« Tous les pays, qu’ils soient grands ou petits, peuvent et doivent faire leur part afin de renforcer l’économie mondiale dans une ère marquée par des chocs sévères et fréquents », a-t-elle conclu.
(Rédigé par Andrea Shalal, version française Pauline Foret, édité par Augustin Turpin)
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