Le Dax chute et entraîne les autres indices en Europe après le revers de Merz en Allemagne
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes, qui étaient pratiquement stables à l’ouverture, ont basculé dans le rouge après que Friedrich Merz n’a pas pu obtenir, à la surprise générale, mardi le soutien d’une majorité de députés allemands pour être confirmé dès le premier tour de scrutin à la chancellerie.
Vers 09h40 GMT, le Dax à Francfort, qui grignotait 0,04% à l’ouverture, est désormais en baisse de 1,9%.
À Paris, le CAC 40 perdait 0,85%, tandis qu’à Londres, le FTSE 100, reculait de 0,28%, contre un gain initial de 0,35%. L’indice EuroStoxx 50 refluait de 1,13%, le FTSEurofirst 300 de 0,92% et le Stoxx 600 de 0,79%.
Au lendemain de la signature d’un contrat de coalition entre le bloc conservateur CDU/CSU et les sociaux-démocrates du chancelier sortant Olaf Scholz, Friedrich Merz n’est pas parvenu à obtenir la majorité pour devenir chancelier, seuls 310 députés ayant voté en sa faveur au premier tour, soit six de moins que la majorité requise.
Cela pourrait accentuer la crise politique en Allemagne alors que le Bundestag a désormais 14 jours pour élire Friedrich Merz ou tout autre candidat à la chancellerie.
En Bourse, le secteur européen de la défense, le plus susceptible de bénéficier du plan d’investissement prévu par Friedrich Merz avec la réforme historique du frein à l’endettement, cède près de 2% et affiche l’un des plus importants replis de l’indice Stoxx 600.
Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans est en hausse de plus de deux points de base, à 2,545%, tandis que le deux ans s’affiche à 1,768%.
« C’est sans précédent et cela retarde la transition du pouvoir », écrivent les analystes de Société Générale dans une note.
« L’échec du vote montre clairement que le revirement budgétaire n’est pas partagé par tous au sein de la CDU », souligne Carsten Brzeski, directeur de la recherche en macroéconomie chez ING.
Pour lui, le gouvernement doit encore convaincre ses propres partisans de sa capacité à tenir ses engagements pour rassurer les marchés.
« C’est un point négatif important. Il (Merz) a encore des chances d’être élu, mais cela montre que la coalition n’est pas unie, ce qui pourrait affaiblir sa capacité à mener des politiques », relève pour sa part Holger Schmieding, chef économiste chez Berenberg.
(Rédigé par Claude Chendjou, avec Sukriti Gupta et l’équipe marchés de Reuters, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


