Jerome Powell répète devant la Congrès que les baisses de taux peuvent attendre
WASHINGTON (Reuters) – Les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) ne sont pas destinées à porter un jugement politique sur les mesures commerciales du président américain Donald Trump mais à gérer les conséquences sur la hausse des prix des droits de douane, a déclaré mardi devant le Congrès américain Jerome Powell, président de l’institution.
« Nous ne commentons pas les tarifs douaniers », a déclaré Jerome Powell devant la commission des Affaires financières de la Chambre des représentants, dirigée par les républicains, expliquant que le travail de la Fed est de maîtriser l’inflation.
Interrogés par les membres de la commission sur les raisons pour lesquelles les taux n’ont pas été abaissés comme l’a demandé Donald Trump, le président de la Fed a indiqué que les perspectives de hausse de l’inflation au cours de l’année étaient largement partagées par les économistes et que les taux pourraient être abaissés s’il s’avère que les pressions inflationnistes sont contenues.
« Nous n’avons pas besoin d’être pressés », a-t-il affirmé.
« Tous les prévisionnistes professionnels que je connais (…) s’attendent à une augmentation significative de l’inflation au cours de cette année », a-t-il déclaré, précisant que la banque centrale avait besoin de plus de temps pour voir si l’augmentation des droits de douane entraînait une hausse de l’inflation avant d’envisager une baisse des taux.
« L’augmentation des droits de douane cette année est susceptible de faire grimper les prix et de peser sur l’activité économique », a détaillé le responsable de politique monétaire.
AJUSTER LA POLITIQUE SELON L’EVOLUTION DE L’ECONOMIE
« Les effets sur l’inflation pourraient être de courte durée, reflétant un changement ponctuel du niveau des prix. Il est également possible que les effets inflationnistes soient plus persistants… Pour l’instant, nous sommes bien placés pour attendre d’en savoir plus sur l’évolution probable de l’économie avant d’envisager d’ajuster notre politique ».
A la suite de ces propos, les marchés ont modifié leurs anticipations de baisse de taux, diminuant la possibilité d’une baisse dès juillet et augmentant celle d’une baisse en septembre avant une seconde baisse plus tard dans l’année.
La Fed a maintenu en juin l’objectif de taux des « fed funds » dans une fourchette de 4,25% à 4,50% pour contenir l’inflation, prévoyant une réduction d’un quart de point de pourcentage en 2026, suivie d’une baisse identique en 2027.
Deux gouverneurs de la Fed nommés par Donald Trump ont affirmé ces derniers jours que les taux pourraient baisser dès juillet en raison du maintien de l’inflation dans la zone cible tandis que d’autres responsables ont affirmé qu’il fallait attendre pour apprécier les conséquences sur les prix des politiques commerciales du président américain.
Jerome Powell, qui a souligné que l’économie américaine restait « solide » avec un faible taux de chômage, a également déclaré être ouvert à la possibilité que les conséquences des droits de douane sur l’inflation ne soient pas aussi significatives qu’il ne le craint.
Selon lui, les conséquences des droits de douane sur les prix devraient commencer à se voir à partir de juin et dans les prochains mois.
« Si cela n’est pas le cas, nous en tiendrons compte », a-t-il déclaré.
(Rédigé par Howard Schneider ; version française Bertrand De Meyer, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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