VIE CHRÉTIENNE : « Vois-toi comme Dieu te voit »
Dans un monde où l’image de soi est constamment jugée, comparée et remodelée par le regard des autres, le frère Élisée Tindano, invité à la chaire, a exhorté les fidèles de l’Église évangélique SIM de Goudrin, à Ouagadougou, à revisiter leur identité, non pas à travers le miroir des hommes, mais selon le regard de Dieu. À travers le thème « Vois-toi comme Dieu te voit », tiré de Juges 6:12-16, il a montré que Dieu ne définit pas ses enfants par leurs faiblesses, leur passé ou leur situation, mais par ce qu’ils sont en Lui.
« Nous vivons dans un monde où notre valeur est souvent déterminée par le regard des autres. On nous juge selon notre apparence, nos biens, notre niveau d’étude, notre profession, notre famille, nos réussites, nos échecs ou encore notre passé », tel est le constat implacable par lequel le frère Tindano a introduit sa prédication.
Il a déploré que beaucoup de croyants restent prisonniers des blessures d’hier. « Il y a des chrétiens qui vivent encore avec les blessures du passé. Ils ont fait des choses il y a vingt ans, mais les gens continuent à les hanter. À force d’entendre certaines paroles et de subir certains regards, nous finissons par nous regarder selon les yeux des autres. »
Face à cette pression sociale et spirituelle, trois questions se posent : Comment Dieu nous voit-il ? Comment nous voyons-nous ? Comment le monde nous voit-il ? À ces préoccupations majeures, le prédicateur a donné trois éléments de réponse.

1. Dieu nous voit selon notre identité en Lui
Le prédicateur a rappelé que Dieu ne définit pas l’homme par son passé. Il a étayé cela par ces paroles de 2 Corinthiens 5:17 : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » L’apôtre Paul, autrefois persécuteur de l’Église, en est une illustration parfaite. « Dieu ne va pas le considérer pour sa première vie. Mais il y a des gens qui continuent à le considérer pour sa première vie. Ce n’est pas important ce qu’ils pensent. Ce qui compte, c’est ce que Dieu pense. »
Le frère Tindano a ensuite développé trois dimensions de l’identité du croyant.
Il a d’abord rappelé que celui qui reçoit Christ devient enfant de Dieu, citant Jean 1:12 : « À tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »
Il a ensuite évoqué l’adoption divine : « Nous avons reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! », peut-on lire dans Romains 8:15-16. Comme un enfant adopté obtient les mêmes droits que l’enfant né dans le mariage, le croyant reçoit un plein héritage en Christ, a-t-il expliqué.
Enfin, il a présenté le croyant comme ambassadeur de Christ, selon 2 Corinthiens 5:20 : « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ. » « Un ambassadeur représente celui qui l’a envoyé. Nous ne sommes pas seulement importants : nous sommes des ambassadeurs du Roi des rois », a-t-il souligné.

2. Comment nous nous voyons
Le prédicateur a mis en lumière les illusions qui faussent notre regard sur nous-mêmes. Nous nous voyons souvent à travers :
- Ce que nous possédons : le monde considère la richesse comme preuve de valeur. Pourtant, « la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens » (Luc 12:15). Pour le chrétien, l’identité trouve sa véritable source dans sa relation avec Dieu.
- Nos faiblesses : Gédéon illustre la tendance humaine à se focaliser sur ses propres limites. Alors que Dieu voit en lui un libérateur, il se présente comme le plus petit de sa famille. « Gédéon voyait ses limites. Dieu regardait ce qu’il pouvait devenir entre ses mains. »
- Notre passé : « Ton passé fait partie de ton histoire, mais il ne peut pas devenir le maître de ton avenir. »
- La comparaison : beauté, intelligence, argent, réussite, carrière ou situation familiale peuvent devenir autant de critères à partir desquels une personne mesure sa propre valeur. « Ils se mesurent par eux-mêmes et se comparent entre eux, ils ne se comprennent pas » (2 Corinthiens 10:12). La comparaison permanente engendre frustration, tristesse et amertume. « Tu es là, tu es frustré à l’église parce que tu te compares aux autres. Un chrétien a le cœur triste, toujours triste, parce qu’il pense qu’il n’a pas ce que les autres ont. À quoi te sert ce que la Bible a dit ? » a lancé le prédicateur.

3. Comment le monde nous voit
Le regard du monde est limité et conditionné par l’apparence, la performance et le statut. Pour le prédicateur, vivre constamment sous ce regard peut devenir une véritable limitation. La faveur humaine demeure changeante : elle peut dépendre des circonstances, des relations ou des attentes des uns et des autres. La question posée par l’apôtre Paul dans Galates 1:10 prend alors tout son sens : cherchons-nous la faveur des hommes ou celle de Dieu ? Pour le frère Élisée, il ne s’agit pas de mépriser le regard des autres, mais de refuser qu’il devienne le fondement de son identité. « Le monde nous voit soit riche ou pauvre, beau ou pas beau, fort ou faible, puissant ou insignifiant, intelligent ou incapable, instruit ou non instruit, influent ou non influent. » 1 Samuel 16:7 rappelle : « L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur. » David en est la preuve : ses frères semblaient plus qualifiés, mais Dieu l’avait choisi. « Le monde choisit selon le CV. Dieu choisit selon le cœur. »

4. Vois-toi comme Dieu te voit
« Nous avons plus peur de ce que les gens pensent de nous que de ce que Dieu pense de nous. Et cela nous limite dans la vie professionnelle, sociale, spirituelle, et même dans notre bonheur », a remarqué le frère Élisée.
Il a illustré son propos par l’histoire d’Adam et Ève : ils ont oublié l’image que Dieu avait d’eux, et le serpent en a profité pour les faire chuter. « Quand tu oublies de te voir comme Dieu te voit, on va te retirer la position que Dieu t’a donnée. Le diable cherche à nous arracher la place du trône. Il sait que nous appartenons à la famille royale. Nous sommes des princes et des princesses héritiers. »
Puis il a comparé le croyant à un héritier de la famille royale britannique : le prince William, a-t-il déclaré, ne peut pas vivre comme n’importe qui, parce qu’il connaît son identité et sa destinée à plus forte raison nous qui sommes appelés enfants de Dieu.
Cependant, « il faut avoir la foi pour accepter l’image que Dieu a de nous. Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu » (Hébreux 11:6).

Ne laisse pas le regard des hommes définir ton identité
En conclusion, le frère Élisée Tindano est revenu à Gédéon. Celui-ci se voyait le plus petit, faible, incapable ; il avait peur et doutait de lui-même. Mais Dieu lui dit : « Va avec cette force que tu as. » Dieu voyait en lui un « vaillant héros ». Lorsque Gédéon commence à croire à la parole de Dieu, il se lève et agit. Et la victoire suivit : Gédéon battit Madian.
Cette transformation commence par la pensée. En référence à Romains 12:2, le prédicateur a souligné la nécessité du renouvellement de l’intelligence. Changer sa manière de penser à la lumière de la Parole de Dieu conduit progressivement à changer sa manière de vivre.
Le frère Élisée Tindano a ainsi invité chaque chrétien à rechercher la faveur de Dieu plutôt que celle des hommes (Galates 1:10), et à vivre selon l’image que Dieu lui a donnée : enfant de Dieu, nouvelle créature et ambassadeur de Christ.
Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

