ExxonMobil envisage de vendre ses usines chimiques européennes-FT
(Reuters) – ExxonMobil cherche à vendre ses usines chimiques européennes au Royaume-Uni et en Belgique, selon des informations publiées jeudi par le Financial Times, citant des sources familières avec le sujet, alors que le secteur subit l’impact des droits de douanes américains et de la concurrence chinoise.
La major pétrolière américaine a tenu des discussions préliminaires avec des conseillers au cours des dernières semaines sur une possible vente, qui pourrait rapporter jusqu’à 1 milliard de dollars (854,19 millions d’euros), a indiqué le journal, citant deux sources.
ExxonMobil a déclaré au FT qu’il ne commentait pas les rumeurs et les spéculations.
Reuters n’a pas pu vérifier l’information rapportée dans l’immédiat. Exxon n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters dans l’immédiat.
L’industrie chimique européenne est confrontée à la pression des droits de douane américains qui perturbent le commerce mondial, retardent les commandes et intensifient la concurrence des importations asiatiques moins chères. La reprise d’un secteur encore ébranlé par la crise énergétique de 2022 est ainsi menacée.
Exxon possède une usine d’éthylène dans la ville écossaise de Fife ainsi que plusieurs sites de production en Belgique. Le groupe a également envisagé de les fermer purement et simplement, selon le rapport.
Il n’y a cependant aucune garantie qu’un accord se concrétise et Exxon pourrait choisir de conserver ses actifs, indique le FT.
D’autres acteurs majeurs tels que LyondellBasell et Sabic réduisent également leur présence en Europe. LyondellBasell a vendu certains actifs dans le domaine des oléfines et des polyoléfines au début de l’année.
En mai, Exxon a entamé des négociations exclusives avec l’unité française du groupe énergétique canadien North Atlantic en vue de céder sa filiale française majoritaire Esso. Le site de Port-Jérôme (Seine-Maritime), serait notamment concerné.
(Rédigé par Rajveer Singh Pardesi à Bangalore; version française Etienne Breban; édité par Augustin Turpin)
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