Exail Technologies chute de 16% en Bourse, un différend avec ICG pèse sur le refinancement
12 juin (Reuters) – Exail Technologies chute de 16% en Bourse vendredi, au lendemain d’un communiqué signalant un désaccord avec un investisseur sur la valorisation d’obligations, à l’approche d’une échéance de refinancement de la dette.
Le fabricant français de drones, l’un des rares acteurs capables de produire des appareils sous-marins dédiés à la détection et à la neutralisation des mines, n’est pas parvenu à un accord avec l’investisseur ICG sur la valorisation d’un éventuel remboursement et rachat de ses obligations.
Exail Technologies estime, sur la base de travaux d’évaluation, le besoin total autour de 700 millions d’euros, tandis qu’ICG privilégie une approche fondée sur le cours de Bourse portant ce montant à environ 1,1 milliard d’euros, soit un écart d’environ 380 millions.
« Malgré son désaccord avec ICG, la société va poursuivre les discussions avec son partenaire, sachant que les contrats permettent, en cas d’impasse, une procédure de valorisation d’Exail Holding avec des banques d’affaires », a indiqué le groupe dans un communiqué publié jeudi.
Vers 09h00 GMT, le titre Exail Technologies, recule de 16,33%, lanterne rouge du SBF 120 qui progresse de 1,99% au même moment. À la clôture de jeudi, il affichait encore une hausse d’environ 47% depuis le début de l’année.
« Malgré une thèse opérationnelle intacte, ces annonces précipitent les investisseurs dans une phase d’incertitude (coût et timing des négociations) », indique Jérémy Sallée de Portzamparc dans une note.
Le courtier, qui abaisse sa recommandation « acheter » à « conserver » et réduit son objectif de cours de 28%, explique que la méthode ICG indexe le coût de sortie sur le cours, créant une boucle où tout catalyseur renchérit la facture ICG et plafonne temporairement le potentiel de hausse (« upside »), déjà mis sous pression à la suite des derniers financements.
(Rédigé par Elena Smirnova, avec la contribution de Mateusz Rabiega)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


