CMA CGM évoque un ralentissement de la demande après un T2 solide
PARIS (Reuters) – La dégradation de la consommation pèse sur la demande de transport maritime et sur les prix de celui-ci, a déclaré vendredi CMA CGM tout en publiant des résultats trimestriels en forte hausse.
Le groupe français, qui est l’un des principaux acteurs du marché mondial de transport de conteneurs, a réalisé au deuxième trimestre un bénéfice net de 7,60 milliards de dollars (autant d’euros), contre 3,48 milliards sur la période correspondante l’an dernier.
Ce résultat dépasse en outre celui de 7,2 milliards de dollars réalisé sur les trois premiers mois de cette année.
La croissance du chiffre d’affaires a permis à CMA CGM de compenser l’augmentation des coûts, à commencer par un bond de près de 75% sur un an de ses dépenses de carburants, explique-t-il.
Mais, comme ses grands concurrents, le groupe basé à Marseille souligne que les tensions économiques commencent à peser sur ses activités en affectant la demande de transport, qui avait pourtant fortement repris avec la sortie de la crise sanitaire.
« La baisse mondiale de la consommation déjà perceptible cet été entraînera une normalisation des flux au deuxième semestre 2022 et un fléchissement de la demande de transport », a déclaré son PDG, Rodolphe Saadé, cité dans le communiqué de résultats.
Le ralentissement de la demande ces dernières semaines a déjà eu pour effet une baisse des taux de fret « spot », précise la compagnie.
Les volumes transportés par le groupe ont diminué de 1,3% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2021 en raison de la congestion persistante des terminaux portuaires. Les volumes ont néanmoins augmenté de 6% par rapport au premier trimestre.
Comme le pétrolier TotalEnergies, CMA CGM a annoncé à deux reprises depuis juin des baisses de tarifs en réponse à l’appel lancé par le gouvernement pour que les entreprises bénéficiant de la conjoncture économique participent à la lutte contre l’inflation en France.
(Reportage Gus Trompiz, version française Marc Angrand, édité par Tangi Salaün)
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