BNP Paribas veut doubler la rentabilité de sa filiale de crédit à la consommation d’ici 2028
PARIS (Reuters) – BNP Paribas a annoncé mardi lors d’une présentation à ses investisseurs viser une rentabilité avant impôt (RONE) de plus de 17% d’ici 2028 pour sa filiale spécialisée dans les financements aux particuliers à travers ses activités de crédit à la consommation, BNP Paribas Personal Finance.
BNP Paribas Personal Finance, connu pour ses marques et partenariats comme Cetelem, Cofinoga ou Stellantis Financial Services, a dégagé une rentabilité des fonds propres normatifs avant impôt de 8,5% en 2024, selon sa présentation.
Ce nouvel objectif, annoncé dans le cadre de l’extension du plan stratégique à horizon 2028 en vigueur depuis 2023, est fixé après un recentrage géographique en Europe et au Royaume-Uni, avec par exemple la cession ou la vente des activités de BNP Paribas Personal Finance dans 10 pays, et une réduction de ses effectifs, notamment en France.
La filiale met notamment en évidence un impact positif de 250 points de base issue de la révision des prix en 2024 par rapport à 2021 et des économies de coûts récurrentes de 320 millions d’euros à partir de 2025 dans les pays essentiels.
BNP Paribas Personal Finance, qui avait souffert de la hausse des taux d’intérêt et des défauts ces dernières années, profite déjà des fruits de sa stratégie avec un produit net bancaire plutôt stable en 2024 à 5,1 milliards d’euros mais un résultat avant impôt en croissance de 21,6% sur un an à 822 millions d’euros. Son coefficient d’exploitation a baissé de 2,4 points en un an à 54,8%.
Pour doubler sa rentabilité d’ici trois ans, la banque mise notamment sur une croissance de l’encours moyen des prêts d’environ 4% par an, contre 2% à 3% attendu pour le marché, et une croissance annuelle moyenne de 5,5% des revenus de son périmètre essentiel sur la période 2024-2028.
L’effet de ciseau visé est de plus de quatre points à horizon 2028 alors que la reconstitution des marges sur les prêts devrait être la première source de croissance de la rentabilité (+3,2%).
(Rédigé par Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
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