BNP Paribas va réduire ses effectifs au Bahreïn et y retirer son siège Moyen-Orient
par Hadeel Al Sayegh et Mathieu Rosemain
DUBAI/PARIS (Reuters) – BNP Paribas envisage de réduire ses effectifs à Bahreïn et de supprimer la capitale Manama en tant que siège social pour le Moyen-Orient et l’Afrique (MEA) après avoir décidé que tous ses bureaux locaux dans la région relèveraient de Paris, ont indiqué à Reuters deux sources proches du dossier.
Le personnel a été informé lors d’une conférence téléphonique cette semaine que les changements conduiraient à une réduction des effectifs à Bahreïn d’ici le début de l’année prochaine, a déclaré l’une des sources.
La décision de la première banque française de supprimer son siège pour le Moyen-Orient et l’Afrique intervient alors que la concurrence s’intensifie entre Dubaï et Abou Dhabi, dans les Émirats arabes unis, et Riyad, en Arabie saoudite, pour la domination financière de la région.
BNP Paribas, qui possède des bureaux dans ces trois villes ainsi qu’au Koweït, au Qatar et au Maroc, veut éviter de donner l’impression de favoriser une ville au détriment des autres dans la rivalité régionale croissante, a précisé l’une des sources.
« BNP Paribas, qui opère à Bahreïn depuis plus de 50 ans, maintiendra sa présence significative dans le pays et poursuivra le développement de ses activités locales », a indiqué la banque dans un communiqué transmis à Reuters mercredi.
« Le groupe BNP Paribas adapte en permanence son dispositif dans tous les pays où il opère, en fonction de l’évolution des marchés, de la technologie, des besoins des clients et de sa politique de risque », a ajouté la banque.
Bahreïn, un centre financier dynamique dans les années 1970 et 1980, est en difficulté depuis la montée en puissance de Dubaï au début des années 2000 et après les soulèvements du Printemps arabe dans le pays en 2011.
La base bahreïnie de BNP Paribas, qui fournit des solutions bancaires et d’investissement aux entreprises et institutionnels ainsi que des solutions en finance islamique, employait 261 personnes à la fin de l’année dernière, selon le rapport financier annuel de la banque.
(Rédigé par Federico Maccioni ; version française Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



