VIE CHRÉTIENNE : « Craignez l’Éternel »
« Craignez l’Éternel, vous ses saints, car rien ne manque à ceux qui le craignent. » C’est sur cette exhortation tirée du Psaume 34.10-23 que le Pasteur Timothée Dayamba a conduit la méditation biblique au culte du dimanche 16 août 2026 à l’Église évangélique SIM de Goudrin, à Ouagadougou. S’appuyant sur la promesse selon laquelle « rien ne manque à ceux qui craignent l’Éternel », il a surtout mis en lumière les fruits concrets de cette crainte de Dieu : préserver sa langue du mal et des paroles trompeuses, s’éloigner du mal et faire le bien.
S’inscrivant dans le thème annuel consacré à « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse », le prédicateur a d’abord rappelé que la peur et la crainte de Dieu ne renvoient pas à la même réalité. Alors que la peur, associée au péché, peut conduire à la terreur et à l’éloignement de Dieu, la crainte de l’Éternel traduit le profond respect que l’homme porte à son Créateur. Il a ainsi invité les fidèles à accorder à cette crainte la place fondamentale qu’elle doit occuper dans leur marche avec Dieu.

Craindre Dieu, c’est lui faire confiance
Le Pasteur Timothée Dayamba a relevé que l’appel à craindre l’Éternel s’adresse directement aux enfants de Dieu : « Craignez l’Éternel, vous ses saints. » Pour lui, ceux qui ont reçu Jésus-Christ comme Sauveur appartiennent à Dieu et sont appelés à vivre dans le respect de leur Seigneur. Il a particulièrement insisté sur la promesse contenue dans le verset 10 : « Rien ne manque à ceux qui le craignent. » Cette affirmation ne saurait être réduite à la seule possession des biens matériels ou à la prospérité. Le bien le plus précieux reçu par celui qui marche avec Dieu demeure la vie éternelle, le pardon des péchés et l’identité d’enfant de Dieu.
Faisant le lien avec l’enseignement de Jésus sur la recherche première du Royaume et de la justice de Dieu, il a encouragé les fidèles à placer Dieu au centre de leurs priorités. Certaines bénédictions sont déjà reçues, tandis que d’autres sont encore à venir. Pour le croyant, l’essentiel est donc de demeurer attaché à Dieu et de faire confiance à sa Parole. « Ceux qui cherchent l’Éternel ne sont privés d’aucun bien », a-t-il rappelé, invitant ceux qui attendent encore certaines promesses à fortifier leur confiance en Dieu.
Préserver sa langue du mal
Le prédicateur a ensuite abordé les manifestations concrètes de la crainte de l’Éternel à partir du verset 14 : « Préserve ta langue du mal et tes lèvres des paroles trompeuses. » Pour lui, le chrétien doit veiller sur ses paroles en toute circonstance, notamment dans les moments de colère, de frustration ou de tension. Préserver sa langue du mal constitue ainsi un signe de la marche dans la crainte de Dieu. Cette vigilance concerne également les paroles trompeuses. Le Pasteur Timothée Dayamba a particulièrement évoqué le domaine des affaires et du commerce. Pour lui, être chrétien ne constitue pas un obstacle à l’exercice d’une activité commerciale ; l’essentiel est de renoncer au mensonge et à la tromperie. La crainte de l’Éternel doit conduire à parler avec vérité, honnêteté et sincérité, y compris dans les relations professionnelles.

S’éloigner du mal
Autre élément souligné par le prédicateur : « Éloigne-toi du mal. » Il a appelé les fidèles à ne pas se croire à l’abri de la tentation en raison de leur expérience ou de leur maturité spirituelle. Même lorsqu’un chrétien estime avoir grandi dans la foi, il doit continuer à prendre ses distances avec ce qui est mauvais. La vigilance demeure nécessaire, car aucune expérience spirituelle ne dispense de l’obéissance aux avertissements de Dieu. Le Pasteur Dayamba a ainsi insisté sur la nécessité de s’éloigner du mal, non pas parce que le croyant serait nécessairement faible, mais parce que Dieu lui-même l’y appelle pour le préserver.
Faire le bien
Mais l’appel du Psaume 34 ne s’arrête pas à l’éloignement du mal : « Fais le bien. » Le prédicateur a relevé que les chrétiens consacrent souvent beaucoup d’efforts à éviter le péché, mais que la pratique du bien demande également un engagement volontaire et constant. Pour lui, faire le bien constitue pleinement un élément de la crainte de l’Éternel. Il a encouragé ceux qui sont déjà engagés dans cette dynamique à aller plus loin, à persévérer et même à exceller dans la bienfaisance. Quant à ceux qui y sont encore hésitants ou peu engagés, ils sont appelés à progresser dans cette dimension essentielle de la vie chrétienne.

Une crainte de Dieu qui se vit au quotidien
Au terme de son message, le Pasteur Timothée Dayamba a invité les fidèles à considérer la crainte de l’Éternel comme une réalité qui doit se traduire dans leur vie quotidienne. Elle se manifeste dans la manière de parler, dans le rapport à la vérité, dans la capacité à s’éloigner du mal et dans la volonté de faire le bien. Il a également encouragé ceux qui marchent déjà dans cette voie à avancer davantage dans leur relation avec Dieu. La promesse demeure : « rien ne manque à ceux qui le craignent ». Pour celui qui place sa confiance dans le Seigneur, certaines bénédictions sont déjà là, tandis que d’autres sont encore attendues. L’essentiel est de continuer à marcher dans la crainte de l’Éternel, convaincu de la fidélité de sa Parole
Le culte s’est achevé sur un appel à renouveler l’engagement de marcher avec Dieu et à persévérer dans la crainte de l’Éternel. Une exhortation qui ramène chaque croyant à l’essentiel : honorer Dieu non seulement par ses paroles, mais aussi par ses choix, ses comportements et sa manière de vivre au quotidien.
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

