Banque de France (BdF) : François Villeroy de Galhau suggère de ne pas renoncer aux agences en dur
PARIS (Reuters) – Les nouvelles banques en ligne ont beau conquérir de plus en plus de parts de marché, les réseaux traditionnels d’agences restent bien plus rentables, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France (BdF), François Villeroy de Galhau.
L’an dernier, un tiers des ouvertures de compte se sont faites auprès de banques proposant uniquement des services en ligne, sans réseau physique, a-t-il souligné.
Mais « si on regarde la profitabilité de ces banques en ligne, l’image est nettement moins positive », a observé François Villeroy de Galhau lors d’un discours devant l’Autorité de la concurrence, à Paris.
Le modèle économique de ces acteurs totalement dématérialisés consiste à se rémunérer sur la valeur de leurs dépôts plutôt qu’en facturant des frais sur les opérations bancaires de leurs clients comme le font les réseaux d’agences traditionnels.
« Je n’enterrerais pas le réseau des agences », a déclaré François Villeroy de Galhau, en soulignant toutefois la nécessité d’une adaptation de leur taille, de leur densité ou encore des effectifs.
« Le réseau d’agences est nettement plus rentable » que le secteur des acteurs purement en ligne, qui sont confrontés à « un sujet de rentabilité, au moins temporaire », a observé le gouverneur de la BdF.
Face à la montée en puissance des banques en ligne, les réseaux bancaires classiques ont taillé dans leurs effectifs ces dernières années.
Pour François Villeroy de Galhau, la France représente probablement le marché bancaire le plus compétitif d’Europe, notamment du fait de la concentration entre quelques acteurs majeurs, à la différence de la plupart des autres pays européens.
Le gouverneur de la BdF a par ailleurs une nouvelle fois lancé un appel à davantage de rapprochements transfrontaliers en Europe, où le secteur bancaire reste bien plus fragmenté qu’aux Etats-Unis.
(Leigh Thomas, Myriam Rivet pour le service français, édité par Sophie Louet)
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