Festival Amani en RDC, un hymne à la paix pour la région des Grands Lacs en Afrique
La fête a battu son plein à Goma, une grande ville du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que la fête musicale Amani faisait son retour ici le week-end dernier, malgré la crise sanitaire qui fait toujours rage et l’agitation par des groupes armés qui ronge cette partie du pays.
Sous le slogan optimiste « Jouer pour le changement, chanter pour la paix », le Festival Amani, qui signifie « paix » en swahili, rassemble depuis 2013 des artistes africains pour réunir autour de la musique les peuples de la région des Grands Lacs.
RETOUR DE LA FETE
Malgré la pandémie, la fête est finalement revenue le week-end dernier après un hiatus d’un an à Goma, une ville peuplée qui se trouve près des frontières congolaises avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda, des pays de la région des Grands Lacs en Afrique.
L’événement de cette année, la huitième édition placée sous le thème « Engage-toi, engagez-vous », a ouvert ses portes vendredi dernier, à la suite de son annulation en 2021 en raison des restrictions contre la COVID-19.
Les célébrations étaient dans l’air de la ville pendant le week-end, a constaté Xinhua sur place, car les visiteurs congolais et étrangers ont enfin pu retrouver le goût de la fête avec un test négatif à la COVID-19 dans les tentes installées non loin de la scène principale où plusieurs artistes ont revécu leurs plus beaux jours.
Depuis 2013, le Festival Amani prend des allures de fête de trois jours chaque année en février. Selon les organisateurs, au moins 10.000 jeunes de Goma et de la ville rwandaise voisine de Gisenyi assistent au festival, qui réunit sur scène des artistes de la rumba comme des rappeurs.
« Je suis ravi », a indiqué à Xinhua Mumbere Mbondi, grand fan du festival, en exprimant son enthousiasme que le festival de musique ait fait son retour. « Cette année, les organisateurs ont fait de leur mieux pour rendre cet événement possible », s’est-il réjoui.
HYMNE A LA PAIX
Outre les spectacles et les fêtes, le festival vise en particulier à réunir des personnes d’horizons culturels différents dans un espace festif dans cette ville congolaise qui est en état de siège depuis environ sept mois.
« Le Festival Amani vise à faire de la culture un élément unificateur de cohabitation pacifique, de cohabitation », a déclaré à la presse Guillaume Bismiwa, le directeur du festival.
Avant même que les rideaux ne soient levés, plus de 20 artistes de la région des Grands Lacs se sont déjà réunis à Goma pour composer un hymne à la paix, qui a été dévoilé au festival.
Comme le morceau de musique est composé de plusieurs langues de la région, des artistes de différents pays décident de briser la barrière et de participer, pour travailler sur la chanson qui vise à faire oublier aux gens leur identité.
« C’est l’hymne de la fraternité ou de la paix. Ce sont des mots que nous avons trouvés en parfaite union et harmonie avec les artistes de plusieurs communautés de la RDC, du Rwanda et du Burundi, avec lesquels nous avons travaillé dur », a déclaré Thomas Lusango, directeur artistique de cette chanson, notant qu’elle était chantée en kiswahili, kinyarwanda, kirundi et d’autres langues natales de la région.
« Dans cet hymne, le message que je lance est celui de l’union et de l’unité. Lorsque nous sommes divisés, il est facile d’être détruit, mais lorsque nous sommes unis, nous pouvons gagner », a expliqué la chanteuse rwandaise Victoire Lcyitegetse.
« Mon message est de nous mettre ensemble, de dépasser toutes ces tendances qui peuvent nous diviser », a-t-elle affirmé.
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