VIE CHRÉTIENNE : Tout pour la gloire de Dieu
« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce à Dieu le Père par lui. » C’est sur cette exhortation de l’apôtre Paul dans Colossiens 3 : 17, que le pasteur titulaire Daniel Yonli de l’Église évangélique SIM de Goudrin à Ouagadougou, a bâti son enseignement dominical du 26 juillet 2026. A travers le thème « Tout pour la gloire de Dieu », il a invité les fidèles à une cohérence entre la foi qu’ils professent et leur vie quotidienne.
La vie chrétienne ne se limite ni aux murs de l’église ni au culte. Elle se manifeste dans les paroles, le travail, les relations humaines, la conduite sur la route ou encore l’usage des réseaux sociaux. Pour le pasteur Daniel Yonli, un chrétien ne peut dissocier sa foi de sa manière de vivre. Pour lui, chaque décision, aussi insignifiante paraisse-t-elle, révèle l’identité spirituelle du croyant. Aussi, « Avant de parler, avant de poser un acte, demandons-nous toujours : Est-ce que cela est digne d’un enfant de Dieu ? Est-ce que cela glorifie le Seigneur Jésus ? », a-t-il lancé à l’assemblée.

« Dieu nous voit même lorsque personne ne nous regarde »
Loin de limiter la vie chrétienne aux activités de l’Église, le prédicateur a rappelé que Dieu demeure présent en tout lieu. « Une fourmi noire, dans la nuit noire, sur une pierre noire, Dieu la voit », dit le dicton qui illustre l’omniscience de Dieu. Cela nous rappelle que Dieu connaît les actions les plus secrètes et les intentions les plus cachées et que rien n’échappe à son regard. « Là où ton pasteur n’est pas, là où tes anciens ne sont pas, Dieu, lui, est présent », a-t-il souligné. Cette vérité doit conduire le croyant à vivre dans la crainte respectueuse de Dieu plutôt que dans la peur du regard des hommes.
À travers plusieurs anecdotes personnelles, le pasteur Daniel Yonli a raconté comment, depuis sa jeunesse, il s’efforçait de ne jamais déshonorer le ministère de son père, premier pasteur de son village. Plus tard, étudiant puis serviteur de Dieu, cette même préoccupation a continué de guider sa conduite. Selon lui, cette exigence demeure d’actualité, notamment à l’ère des réseaux sociaux. « En tant qu’enfant de Dieu, nous devons faire attention à ce que nous publions et aux commentaires que nous faisons », a-t-il insisté, rappelant qu’une publication irréfléchie peut devenir une pierre d’achoppement pour d’autres. Pour le responsable de l’Église, les croyants sont appelés à refléter partout la nature de leur Père céleste, que ce soit dans leurs relations, leurs pensées ou leurs comportements.

Une foi qui se manifeste aussi au travail
La foi du chrétien doit se manifester aussi dans la vie professionnelle. Le pasteur Daniel Yonli a exhorté les croyants à exercer leur métier avec honnêteté, ponctualité et sérieux. « Quand vous êtes au travail, travaillez comme si vous travailliez directement pour le Seigneur », a-t-il rappelé. Il a dénoncé les retards volontaires, les absences injustifiées ou encore les longues heures passées sur les réseaux sociaux pendant le service. « Ce n’est pas parce que le patron ne vous voit pas que personne ne vous voit. Dieu, lui, regarde comment vous accomplissez votre tâche. » Pour lui, un chrétien devrait être reconnu partout comme un collaborateur exemplaire, qu’il travaille dans une administration, une entreprise privée ou un environnement où personne ne partage sa foi.
Respecter les lois, c’est aussi glorifier Dieu
Le témoignage chrétien ne s’arrête pas au lieu de travail. Prenant l’exemple de la circulation routière, le pasteur a appelé les fidèles à respecter les feux tricolores, le code de la route et les règles de sécurité, même en l’absence des forces de l’ordre. À l’heure où les contrôles automatisés se développent au Burkina Faso, il a rappelé que la première motivation du croyant ne doit pas être la peur de l’amende, mais le désir d’honorer Dieu. « Même lorsqu’il n’y a pas de policier, Dieu est témoin de notre conduite », a-t-il affirmé.

La liberté chrétienne guidée par l’amour
A travers les enseignements de l’apôtre Paul en 1 Corinthiens 10, le pasteur a ensuite abordé une question délicate : celle des libertés chrétiennes. Oui, certains comportements peuvent être permis. Mais sont-ils toujours utiles ? Contribuent-ils à édifier les autres ? a-t-il rappelé. À travers des exemples sur la consommation d’alcool ou de certains aliments susceptibles de scandaliser un frère ou d’éloigner un non-croyant de l’Évangile, il a rappelé que l’amour doit toujours l’emporter sur les droits personnels. « Tout est permis, mais tout n’édifie pas », a-t-il résumé. Le croyant est ainsi appelé à renoncer volontairement à certaines libertés lorsque celles-ci risquent de devenir une pierre d’achoppement pour autrui.
Une reconnaissance qui honore Dieu
Dans la seconde partie de son enseignement, le pasteur Daniel Yonli s’est arrêté sur la dernière partie de Colossiens 3.17 : « en rendant grâce à Dieu le Père ». Selon lui, la reconnaissance est l’une des premières marques d’une foi authentique. Or, a-t-il regretté, beaucoup de croyants passent davantage de temps à se plaindre qu’à remercier Dieu. « Le mécontentement tue la reconnaissance », a-t-il averti. Qu’il s’agisse d’un emploi, d’un simple vélo, de la santé ou de toute autre bénédiction, le chrétien est invité à reconnaître la bonté de Dieu avant de regarder ce qui lui manque. Mais, a-t-il insisté, la plus grande raison de rendre grâce demeure le salut obtenu en Jésus-Christ.

« Est-ce que ma vie glorifie Dieu ? »
En guise de conclusion, le pasteur Daniel Yonli a laissé l’assemblée face à une série de questions personnelles. « Est-ce que mon travail glorifie Dieu ? Mes paroles glorifient-elles Dieu ? Mon comportement dans ma famille, avec mes voisins, mes collègues ou mes camarades de classe reflète-t-il Jésus-Christ ? »
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


