Des salariés d’Amazon appellent à la fermeture des entrepôts
SARAN (Reuters) – La colère monte chez les salariés d’Amazon qui appellent leur employeur à fermer les entrepôts durant la période de confinement, estimant se mettre en danger pour une activité non essentielle à la vie de la nation.
Le gouvernement a annoncé samedi la fermeture des commerces pour éviter la propagation du coronavirus, à l’exception des commerces indispensables comme le secteur alimentaire, les pharmacies ou encore les banques. Les géants du e-commerce tels qu’Amazon ou la Redoute sont eux aussi exemptés.
Plusieurs dizaines de salariés d’Amazon ont manifesté mercredi devant l’entrepôt de Saran, dans le Loiret. Ils estiment que les conditions d’hygiène et de sécurité ne permettent pas d’assurer leur protection; il est notamment impossible de respecter la distance de sécurité d’un mètre.
« Les gens viennent travailler dans des conditions déplorables », a dit à Reuters Jean-François Bérot, responsable syndical Sud-Solidaires. « Nous n’avons pas de moyens de protection et sommes souvent plusieurs centaines à travailler en confinement ».
Pour Richard Vives, délégué du personnel, « les collègues viennent travailler la peur au ventre ».
Sur le site de Lauwin-Planque, dans le Nord, qui compte 1.800 CDI et plusieurs centaines d’intérimaires, entre 300 et 350 salariés exercent leur droit de retrait depuis lundi selon les syndicats, qui peinent à comprendre pourquoi l’entreprise bénéficie d’une dérogation.
« Nous avons moins d’un pour cent de nos stocks qui sont de l’alimentaire, donc nous sommes très loin d’être indispensables à la continuité de la nation », dit Julien Vincent, délégué syndical CFDT. « Pour nous, soit on ferme tout, soit on ne ferme rien, mais il ne peut pas y avoir de demi-mesure. »
Le délégué estime que le taux d’absentéisme dans l’entreprise sur le territoire tourne autour de 30% à 40%, beaucoup de salariés devant rester chez eux pour garder leurs enfants. La direction fait toutefois appel à un surcroît d’intérimaires pour faire face à la demande, dit-il.
L’entreprise a fait savoir par communiqué qu’elle suivait les directives du gouvernement et des autorités sanitaires locales pour assurer la protection des salariés, mais s’est refusé à tout commentaire sur les mouvements sociaux en cours.
AUGMENTATIONS DE SALAIRE
Comme pour Amazon, des salariés de Renault ou encore des Chantiers de l’Atlantique ont signalé leur inconfort à l’idée de devoir travailler en période de confinement généralisé. Renault a annoncé la fermeture de ses usines pour une semaine. Les chantiers de l’Atlantique ont limité, pour leur part, le nombre de salariés autorisés à travailler sur le site.
La direction d’Amazon a proposé aux syndicats de négocier des augmentations de salaires pour dédommager les salariés, ce que ces derniers ont rejeté. Elle a également fait savoir qu’elle contestait le droit de retrait et ne paierait pas les salariés absents, selon les syndicats.
Les commandes en ligne explosent depuis la mise en place des mesures de confinement. Amazon a dit mardi à ses clients qu’il prioriserait la réception et l’expédition de certains articles comme les produits pour nourrissons, les produits d’hygiène personnelle, les produits pour animaux ou les livres.
Obligée de fermer sa librairie mardi après-midi, à Paris, sur la butte de Montmartre, Marie-Rose Guarniéri a elle aussi dénoncé des mesures à deux vitesses.
« Les gens n’ont pas pu venir dimanche faire des stocks. Ils se sont donc rabattus sur Amazon. Les petits commerces trinquent et les grandes chaînes s’en sortent », a-t-elle dit.
(Avec Caroline Pailliez, édité par Blandine Hénault)
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