Ouganda-Le président Museveni réélu largement pour un 7e mandat
PARIS, 18 janvier (Reuters) – Le président de l’Ouganda Yoweri Museveni a remporté samedi une victoire massive lors de l’élection présidentielle, conservant les rênes du pays pour un septième mandat et une cinquième décennie à l’issue d’un scrutin marqué par des incidents violents et des accusations de fraude.
Agé de 81 ans, Yoweri Museveni voulait une victoire sans appel pour renforcer sa position politique sur fond de spéculations sur son éventuelle succession, peut-être en faveur de son fils, le chef militaire Muhoozi Kainerugaba.
Selon la commission électorale du pays, le président sortant a remporté près de 72% des voix, contre 24% pour son principal adversaire, l’ancien chanteur de pop Bobi Wine.
Ce dernier a crié à la fraude électorale durant le scrutin qui s’est tenu sur fond de black-out d’internet, que les autorités ont justifié pour éviter la « désinformation », et appelé ses supporters à manifester.
On ignorait samedi où se trouvait Bobi Wine – Robert Kyagulanyi de son vrai nom – après qu’il a dit avoir échappé à une opération de l’armée à son domicile. « Je veux confirmer que j’ai réussi à leur échapper. A l’heure actuelle, je ne suis pas chez moi », a-t-il dit sur le réseau social X.
Dans les heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote, la police a déclaré que sept personnes avaient été tuées dans le centre du pays après que des officiers ont ouvert le feu pour se défendre, mais la crainte que l’Ouganda connaisse des violences comme en Tanzanie voisine, qui ont fait plusieurs centaines de morts après les élections d’octobre, ne se sont pas matérialisées.
La victoire du président Museveni ne constitue pas vraiment une surprise puisque depuis sa prise de pouvoir en 1986 comme chef de la rébellion, il a modifié à deux reprises la constitution et annulé les limites d’âge et de nombre de mandats.
Malgré les inquiétudes sur le respect des droits de l’Homme et les critiques des Etats-Unis contre le scrutin précédent de 2021, dénoncé comme non libre ni équitable, Yoweri Museveni a obtenu la gratitude des Occidentaux pour avoir envoyé des troupes dans des zones sensibles comme en Somalie, et pris en charge plusieurs millions de réfugiés.
De nombreux habitants apprécient aussi la relative stabilité qui a marqué son exercice du pouvoir, avec une croissance économique à deux chiffres attendue cette année avec le début de la production de pétrole brut.
(Maxwell Akalaare Adombile, Gilles Guillaume pour la version française)
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