L’Iran se dit « très proche » d’un accord avec Oman sur une voie dans le détroit d’Ormuz
8 août (Reuters) – L’Iran et Oman sont « très proches » de parvenir à un accord sur une nouvelle route maritime traversant le détroit d’Ormuz, a déclaré samedi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.
Il a précisé que cet accord serait soumis à certaines conditions, notamment une indemnisation pour ce que l’Iran qualifie de violations par les États-Unis du protocole d’accord d’Islamabad de juin dernier, qui devait ouvrir la voie à une fin des hostilités entre Téhéran et Washington.
Un responsable américain avait vendredi fait état de progrès dans les négociations entre l’Iran et Oman sur le détroit d’Ormuz, ajoutant s’attendre à un accord prochainement.
Une fois qu’un accord sera annoncé pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit, les Etats-Unis lèveront leur blocus des ports iraniens, avait-il ajouté.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du transport maritime mondial d’hydrocarbures, est fortement perturbé depuis l’attaques lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël sur l’Iran, ce qui s’est traduit par une flambée des cours du pétrole.
L’Iran et Oman discutent à ce stade d’une route maritime temporaire en attendant que les questions techniques et juridiques relatives à une route permanente soient résolues, a ajouté Abbas Araqchi.
De leur côté, les Émirats arabes unis ont condamné samedi ce qu’ils ont qualifié d’attaque iranienne contre un navire-citerne appartenant à leur compagnie pétrolière nationale ADNOC alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, accusant Téhéran d' »acte de piraterie ».
Les autorités iraniennes n’ont fait aucun commentaire dans l’immédiat à ce sujet.
L’organisme britannique de surveillance du trafic maritime (UKMTO) a signalé pour sa part qu’un navire avait été touché par un projectile non identifié à 18 milles marins à l’est de Khasab, à Oman, provoquant un incendie qui a été éteint.
Le navire et son équipage sont en sécurité et aucun impact environnemental n’a été signalé, a-t-on ajouté de même source.
CONDITIONS IRANIENNES
Ces dernières semaines, l’administration Trump a signalé à plusieurs reprises qu’un accord visant à rouvrir le détroit d’Ormuz pourrait être imminent, des propos alors niés par l’Iran.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré que la réouverture du détroit d’Ormuz dépendait de l’acceptation par Washington des conditions iraniennes et n’était pas liée aux négociations entre l’Iran et Oman.
Le porte-parole des Gardiens, Hossein Mohebbi, n’a pas précisé ces conditions, mais a déclaré que les Etats-Unis devaient cesser de mêler du processus de négociation régional.
« Dès que les États-Unis accepteront les conditions de l’Iran, le détroit d’Ormuz sera sans aucun doute rouvert, a-t-il déclaré, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.
Le projet d’accord entre l’Iran et Oman donnerait à Téhéran le contrôle des entrées de navires dans le Golfe via ce détroit, ont dit mercredi à Reuters une source iranienne haut placée et deux responsables régionaux, ce qui constituerait une importante concession accordée à la République islamique.
Les responsables américains ont insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’ils n’accepteraient jamais que l’Iran contrôle l’accès à cette voie commerciale.
(Enas Alashray, Steve Holland et Timour Azhari, Version française Benoit Van Overstraeten et Elizabeth Pineau)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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