Hésitation en vue en Europe, l’inquiétude persiste sur l’inflation et la Fed
Les principales Bourses européennes sont attendues sans grand changement mercredi après la clôture dans le rouge de Wall Street, les derniers chiffres de l’inflation américaine n’ayant pas suffi à éloigner durablement les craintes liées au resserrement de la politique monétaire américaine.
Les contrats à terme sur indices suggèrent une hausse de 0,19% pour le CAC 40 à Paris mais un repli de 0,11% pour le Dax à Francfort et une quasi-stabilité pour le FTSE 100 à Londres comme pour l’EuroStoxx 50.
Les chiffres mensuels des prix à la consommation aux Etats-Unis publiés mardi ont suscité un bref soulagement sur les marchés en l’absence de mauvaise surprise, les chiffres de l’inflation de base suggérant même une décélération. Mais il en faut manifestement plus pour rassurer totalement les investisseurs sur les intentions de la Réserve fédérale.
D’autant que certains responsables de la Fed continuent de plaider pour un relèvement rapide des taux, à l’instar de James Bullard, le président de l’antenne régionale de St. Louis: dans un entretien au Financial Times, il explique que les statistiques des prix à la consommation soulignent que « la Fed est à la traîne et doit agir ».
Au Royaume-Uni, l’inflation a atteint 7,0% en rythme annuel en mars, le chiffre le plus élevé enregistré depuis mars 1992.
La séance du jour sera animée entre autres par les chiffres des prix à la production aux Etats-Unis, à 12h30 GMT, puis à 14h00 GMT par la décision de politique monétaire de la Banque du Canada, qui pourrait être la première banque centrale du G7 à relever son principal taux directeur d’un demi-point.
JPMorgan Chase donnera en outre le coup d’envoi des publications de résultats dans le secteur bancaire américain.
Les indicateurs économiques en provenance d’Asie ne sont par ailleurs guère encourageants: en Chine, les statistiques mensuelles du commerce extérieur montrent une baisse de 1,7% sur un an des importations mesurées en yuans et au Japon, les commandes d’équipements industriels ont chuté de 9,8% en février par rapport à janvier, leur plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis près de deux ans.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mardi après avoir effacé ses gains du début de séance, la perspective d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale le mois prochain ayant de nouveau pesé sur les valeurs de croissance et soutenu les rendements obligataires.
L’indice Dow Jones a cédé 0,26%, ou 87,72 points, à 34.220,36, le Standard & Poor’s 500 a perdu 15,08 points, soit 0,34%, à 4.397,45 et le Nasdaq Composite a reculé de 40,38 points (-0,30%) à 13.371,57.
Le retournement de tendance a été favorisé par les déclarations de Lael Brainard, gouverneure de la Fed, qui a souligné la nécessité pour la banque centrale de lutter « promptement » contre l’inflation.
Les contrats à terme suggèrent pour l’instant une ouverture en hausse d’environ 0,6%.
EN ASIE
À la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a fini en hausse de 1,93%, tiré par les valeurs technologiques, après le plus bas de près d’un mois touché mardi, son repli étant jugé excessif par certains investisseurs.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai (-0,13%) et le CSI 300 (-0,2%) réduisent leurs pertes l’approche de la clôture.
TAUX
Les rendements obligataires américains, qui avaient nettement reculé mardi après les chiffres des prix à la consommation, sont repartis à la hausse dans les premiers échanges: le deux ans, le plus sensibles aux anticipations de taux d’intérêt, reprend un peu plus de deux points de base à 2,4261% et le dix ans remonte à 2,7614%.
La hausse est plus marquée encore dans les premiers échanges sur le marché européen: le rendement du Bund allemand à dix ans DE10YT=RR> est en hausse de plus de cinq points à 0,849%, tout comme son équivalent français, à 1,357%.
CHANGES
L’euro reste pénalisé par les craintes suscitées par l’impact de la guerre en Ukraine: il est revenu en début de journée à son plus bas niveau depuis le 7 mars face au dollar à 1,0813 avant de remonter à 1,0833. Ses fluctuations pourraient toutefois rester limitées à la veille des décisions de la Banque centrale européenne (BCE).
Le dollar est quant à en légère baisse face à un panier de devises de référence (-0,05%).
À noter aussi, la hausse du dollar néo-zélandais (+0,6%) après le relèvement de taux d’un demi-point décidé par la banque centrale de Nouvelle-Zélande, le plus important depuis 2000.
PÉTROLE
Le prix du baril de pétrole, qui a gagné jusqu’à plus d’un dollar en début de séance, a nettement réduit ses gains, signe que le marché reste tiraillé entre la perspective de tensions sur l’offre en cas d’embargo sur le brut russe et par les inquiétudes pour la demande liées aux restrictions sanitaires en Chine.
Le Brent grappille 0,32% à 104,97 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,17% à 100,77 dollars.
(Rédigé par Marc Angrand)
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