En France, des agriculteurs convergent vers l’Assemblée nationale
Des agriculteurs convergeaient jeudi vers l’Assemblée nationale à Paris pour soutenir les manifestants interpellés la veille, a déclaré sur RMC Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination rurale.
« On appelle tous les agriculteurs qui souhaitent monter sur Paris à se diriger vers l’Assemblée nationale pour que chacun et chacune des députés et tous les autres sénateurs (…) concrétisent leur soutien à l’agriculture », a-t-elle dit.
Mercredi, 91 personnes ont été interpellées après s’être introduites dans le marché Rungis, au sud de Paris, avait indiqué le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, lors d’une conférence de presse.
« (Les agriculteurs) ne vont pas partir tout de suite, ils attendent la libération de nos collègues qui sont en garde à vue », a ajouté Véronique Le Floc’h.
L’antenne régionale de la FNSEA, principal syndicat agricole français, en Ile-de-France, s’est elle prononcée contre le blocage du marché d’intérêt national (MIN) de Rungis.
« Annoncer le blocage de Rungis, c’est empêcher des agriculteurs de travailler », a dit l’Association inter-départementale des producteurs de fruits et légumes du marché dans un communiqué.
Interrogée sur la position de la FNSEA, Véronique Le Floc’h a estimé le syndicat n’avait pas de légitimité pour se prononcer sur le sujet : « en quoi ils ont à se mêler de cette affaire de Rungis ? Je ne crois pas que le MIN leur appartient donc c’est une provoque de plus ».
Le vice-président de la Chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne, Patrick Franken, a lui dénoncé sur Sud Radio un « piège piloté par le gouvernement et, je pense, la FNSEA ».
« La FNSEA pensait que nous allions radicaliser leurs troupes, ce qui n’est pas le cas (…) Nous avons progressé hier avec les tracteurs en région parisienne, ça s’est très bien passé. Il n’y a pas eu de heurts avec les forces de l’ordre. »
Jeudi, huit autoroutes étaient encore bloquées en matinée autour de Paris en raison des manifestations, selon le site de suivi du trafic Sytadin.
RENCONTRER MACRON
Les agriculteurs souhaitent par ailleurs rencontrer d’ici la fin de la semaine Emmanuel Macron afin que « les engagements soient écrits, validés et confirmés en plus haut lieu », a ajouté Véronique Le Floc’h.
De son côté, le président français est arrivé jeudi à Bruxelles pour assister au Conseil européen et doit s’entretenir avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, notamment au sujet du traité avec le Mercosur.
La Commission européenne et le Mercosur – Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, le Venezuela étant suspendu – ont conclu un accord commercial en juin 2019 après une vingtaine d’années de négociations mais le processus de ratification est bloqué depuis lors en raison d’objections soulevées par de nombreux Etats membres de l’UE. La France en particulier s’oppose en l’état à la signature d’un traité.
Des tracteurs bloquaient les rues de Bruxelles jeudi matin pour faire pression sur les dirigeants de l’Union européenne sur les taxes, la hausse des coûts et les importations étrangères.
« Pas d’agriculteurs, pas de nourriture », pouvait-on lire sur une banderole
« Nous devons simplifier un certain nombre de normes. Nous commençons à le faire au niveau français mais nous devons aussi le faire au niveau européen », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, qui a aussi promis de nouvelles mesures à venir.
« (…) nous ne pouvons pas accepter des normes qui viendraient s’imposer à nous alors qu’elles ne correspondent pas à nos ambitions environnementales et sanitaires », a ajouté la porte-parole sur Sud Radio.
(Rédigé par Kate Entringer, avec Yves Herman à Bruxelles)
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