La Nasa s’apprête à lancer le premier vol lunaire habité en 50 ans
La Nasa s’apprête à lancer quatre astronautes dès mercredi soir pour un voyage de dix jours autour de la Lune, la plus ambitieuse mission américaine de vol habité en espace lointain depuis des décennies et une étape clé vers un retour de l’homme sur la surface lunaire, avant le premier alunissage habité chinois.
Lundi, les responsables de la mission ont donné leur feu vert (« go ») au lancement d’Artemis II, dont la puissante fusée du système de lancement spatial (Space Launch System, SLS), haute de 98 mètres et surmontée de la capsule habitée Orion, pourrait décoller dès 18h24 EDT (22h24 GMT) mercredi depuis le Kennedy Space Center, en Floride.
Le tir est prévu depuis un pas de tir voisin de celui d’où avaient décollé, il y a plus d’un demi‑siècle, les derniers astronautes américains du programme Apollo à aller vers la Lune.
L’équipage d’Artemis II est composé des astronautes de la Nasa Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman, ainsi que de l’astronaute canadien Jeremy Hansen, arrivé vendredi de Houston en Floride.
Ces quatre membres de l’équipage ont observé une quarantaine de deux semaines avant le décollage et ont passé le week‑end avec leurs familles dans la résidence de bord de mer du centre spatial, où les astronautes séjournent traditionnellement avant un lancement.
« Certainement, tous les indicateurs sont au vert, nous sommes en excellente, excellente forme à l’approche du compte à rebours, » a déclaré lundi aux journalistes la directrice de lancement Charlie Blackwell-Thompson.
Les conditions météorologiques semblaient favorables, avec seulement 20% de risque que la météo empêche un lancement dans la fenêtre de deux heures prévue mercredi. En cas d’annulation, la Nasa pourrait retenter un lancement chaque jour jusqu’au 6 avril, avant d’attendre une nouvelle opportunité à partir du 30 avril.

Une femme photographie la fusée lunaire de nouvelle génération, la fusée Space Launch System (SLS) et la capsule d’équipage Orion, qui font partie de la mission de survol lunaire Artemis II de la Nasa, avant le lancement de la mission Artemis II, sur le site 39B du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, aux États-Unis. /Photo prise le 31 mars 2026/REUTERS/Brendan McDermid
Initialement prévu pour le 6 février puis le 6 mars, le lancement avait été repoussé après la détection d’une fuite d’hydrogène, contraignant la Nasa à ramener la fusée dans le bâtiment d’assemblage pour des inspections.
LE VOYAGE LE PLUS LOINTAIN JAMAIS EFFECTUÉ
La mission Artemis II enverra l’équipage pour un périple d’environ dix jours autour de la Lune et de retour vers la Terre, à une distance d’environ 252.000 miles (406.000 km), soit plus loin que tout autre vol habité de l’histoire.
Le record actuel, du vol spatial le plus lointain, à environ 248.000 miles (399.000 km), avait été établi en 1970 par l’équipage de trois hommes d’Apollo 13, une mission marquée par l’explosion d’un réservoir d’oxygène qui avait contraint les astronautes à renoncer à l’alunissage.
Les humains n’ont plus quitté l’orbite terrestre depuis la dernière mission Apollo en 1972.
La Nasa a lancé Artemis I sans équipage en 2022, envoyant la capsule Orion en forme de pastille sur une trajectoire similaire autour de la Lune.
Artemis II constituera un test bien plus exigeant d’Orion et du SLS. Les astronautes évalueront les systèmes de survie, les interfaces de commande et les communications. Ils prendront manuellement le contrôle du vaisseau environ trois heures après le décollage afin de tester sa capacité de pilotage et de manœuvre, une fonction essentielle en cas de défaillance des systèmes automatisés.
Le vaisseau spatial Orion est construit par Lockheed Martin, tandis que Boeing et Northrop Grumman pilotent le développement du SLS depuis 2010, un programme notamment connu pour l’envolée de ses coûts, estimés entre 2 et 4 milliards de dollars (entre 1,73 et 3,45 milliards d’euros) par lancement.
SpaceX d’Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos développent des modules d’atterrissage lunaires que la Nasa prévoit d’utiliser pour poser ses astronautes sur le sol lunaire.
Artemis II constitue une étape clé du programme Artemis, un projet de plusieurs milliards de dollars destiné à établir une présence humaine durable au pôle sud de la Lune. La Nasa presse pour réussir un premier alunissage habité lors d’Artemis IV d’ici 2028, avant la Chine, qui vise la fin de la décennie.
Initialement conçue comme la mission du retour sur la Lune, Artemis III a été repoussée après que le nouvel administrateur de la Nasa, Jared Isaacman, a décidé en février d’ajouter une mission d’essai supplémentaire avant toute tentative d’alunissage.
(Reportage Joey Roulette, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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