Bpifrance lance son fonds sur la défense ouvert aux particuliers
PARIS (Reuters) -Le dirigeant de Bpifrance Nicolas Dufourcq a annoncé mardi lors d’une conférence de presse le lancement du nouveau fonds de la banque publique française dédié à la défense et ouvert aux particuliers, dans le cadre des efforts déployés par l’État pour financer son réarmement.
Annoncé en mars par l’alors ministre de l’Economie Eric Lombard, ce fonds fait partie des initiatives du gouvernement français pour intensifier la production d’armement face à la menace représentée par la Russie depuis son invasion de l’Ukraine ainsi qu’à la réticence déclarée de l’administration américaine à soutenir la défense européenne.
Le nouveau véhicule baptisé « Bpifrance Défense » vise à collecter environ 450 millions d’euros avec un objectif de rendement annuel net de 5% et une durée de vie de 20 ans, détaille un communiqué de Bpifrance publié mardi.
Les particuliers pourront y investir indirectement pour des tickets d’un minimum de 500 euros, affirme l’institution publique, qui qualifie ce fonds de « révolution », « à la croisée de l’investissement citoyen et des enjeux de souveraineté ».
« Bpifrance Défense » doit investir dans plus de 500 entreprises non cotées françaises et européennes « dont l’activité est stratégique pour la souveraineté technologique, avec une ambition renforcée dans le secteur de la défense », annonçait Bpifrance quelques jours plus tôt dans son invitation au lancement de mardi.
« Le contexte géopolitique que traverse la France fait entrer sa base industrielle et technologique de défense (BITD) dans une ‘économie de guerre' », affirmait l’établissement public dans un communiqué en mars.
FINANCER UNE ECONOMIE DE GUERRE
Le terme d' »économie de guerre », soit la mobilisation des ressources et industries de tous secteurs pour la défense, a été utilisée par le président français Emmanuel Macron dès juin 2022, mais sa mise en oeuvre demeure difficile.
Dans un rapport publié début octobre, Bpifrance évaluait le besoin de financement pour la défense à 15 milliards d’euros, afin d’augmenter la production d’ici 2030 pour l’armée française ainsi que pour l’export de 31 milliards d’euros, soit une croissance de 7,6% par an du chiffre d’affaires dans la défense.
« Pour aboutir, [cet effort de financement] devra être supporté par un engagement fort des acteurs financiers, étant donné les difficultés de financement de la BITD aujourd’hui », lisait-on dans le rapport.
La très forte instabilité politique et les incertitudes autour du budget pour 2026, avec la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu début octobre puis son retour en poste quelques jours plus tard, même pas un mois après la chute de son prédécesseur François Bayrou, risque par ailleurs de fragiliser la capacité de la France à concrétiser ses ambitions en matière de défense.
Dépendante de la commande publique et de l’Etat, l’industrie de la défense a en effet déjà subi des retards de commandes ou de paiements liés au vote tardif du budget pour 2025 cette année.
Interrogé par Reuters sur l’impact des soubresauts politiques lors de la conférence de presse mardi matin, Pascal Lagarde, directeur exécutif chez Bpifrance, a répondu en rappelant la forte augmentation des commandes publiques françaises pour la défense prévue par la loi de programmation militaire 2024-2030, et estimé que « normalement ça va rester quelque chose d’assez préservé dans le budget », ajoutant que c’était « un consensus politique en France ».
Pascal Lagarde a également noté le « poids de l’export » dans le volume de production de la défense en France, soit « des niveaux assez immunisants » vis-à-vis de la commande publique française, tout en reconnaissant que le secteur « ne peut pas vivre sans la commande publique française ».
(Reportage Florence Loève, édité par Augustin Turpin et Kate Entringer)
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