Polémique autour des essais cliniques d’un vaccin contre le Covid-19 en RDC
La propagation du Covid-19 est encore loin d’être maîtrisée en Afrique où les systèmes de nationaux de santé sont généralement fragiles. Mais au moment où le sort des pays africains, quoique peu touchés par la pandémie, s’avère inquiétant, une première polémique a éclaté sur d’éventuels essais cliniques d’un vaccin contre le nouveau coronavirus. L’épicentre de cette polémique est la République Démocratique du Congo (RDC).
Depuis le 3 avril 2020, la polémique s’enfle progressivement en RDC et sur une partie de la Toile africaine autour d’une probable future intégration de ressortissants de ce vaste pays d’Afrique centrale dans l’échantillon des participants aux essais cliniques d’un vaccin contre le Covid-19. Son point de départ est une déclaration du Coordinateur de la riposte contre le nouveau coronavirus en RDC, le Professeur Jean-Jacques Muyembé-Tamfum.
En conférence de presse, Jean-Jacques Muyembé a fait une déclaration au sujet d’un vaccin contre le Covid-19. « Au mois de mai, on commencera déjà à faire des essais, et peut-être vers les mois de juillet-août, nous commencerons à avoir des essais cliniques de ce vaccin. Nous avons aussi été choisis pour faire ces essais. Le vaccin sera produit soit au Canada, soit aux Etats-Unis, soit en Chine. Nous sommes candidats pour faire les essais ici chez nous. » Il n’en fallait pas plus pour susciter une levée de boucliers en RDC et ailleurs en Afrique. Une source présidentielle congolaise indiquait le même 3 avril que l’avis du Professeur « n’engage que lui » et qu’il n’est pas approuvé par le Président Félix Tshisekedi.
Le hic est que le profil du Prof. Muyembé fait de lui une voix qui mérite d’être écoutée tant en RDC qu’en Afrique. Directeur général de l’Institut National de Recherche Biomédicale, il coordonne la riposte contre le Covid-19 dans son pays après en avoir autant contre Ebola. Docteur en Médecine de l’Université Lovanium en 1969 et agrégé de l’enseignement supérieur en Virologie, ses travaux portent sur les infections virales et la lutte contre les épidémies. Surnommé le « chasseur d’Ebola », il est le premier scientifique à entrer en contact avec le virus d’Ebola en 1976 et à survivre. Par ailleurs, il a mis au point un traitement sérique anti-Ebola. Lauréat, entre autres, du prix Christophe Mérieux et du Royal Society Africa Prize, il est présenté comme l’un des 10 meilleurs scientifiques au monde dans son domaine.
Il se pourrait que les intentions qui fondent l’annonce du Prof. Muyembé soient nobles. Mais le problème est que même le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on. C’est pour cela qu’en RDC comme partout ailleurs en Afrique, une garantie du respect des dispositions éthiques devrait être apportée par les gouvernants avant toute campagne d’essais cliniques de tout vaccin contre le Covid-19. Ces dispositions portent essentiellement sur la transparence dans le recrutement des participants, la parfaite information des volontaires, l’obtention du consentement éclairé de chaque participant, l’identification d’une assurance pour indemniser les participants en cas de dommages sur leur santé et la prévention des conflits d’intérêt entre les investigateurs et les promoteurs des essais.
En effet, il est de notoriété publique que, du fait de la rareté et de la cherté des volontaires dans d’autres parties du monde, plusieurs pays du continent africain ont déjà été le théâtre d’essais pharmaceutiques de tous ordres dans des conditions savamment opaques. D’où les suspicions et les inquiétudes actuelles autour d’un éventuel vaccin contre le Covid-19.
Yamingué Bétinbaye,
Docteur en géographie
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