Pourquoi les pasteurs sont-ils attaqués ?
Si un(e) chrétien(ne), une église ou une institution chrétienne lance un nouveau programme, il faut s’attendre à de l’opposition ou à un conflit. Il y a pour cela différentes raisons dont beaucoup s’appliquent aux efforts de Néhémie pour reconstruire les remparts de Jérusalem.
« Ceux qui étaient occupés à rebâtir la muraille et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre. » (Néhémie 4:11 – Semeur)
Conduit par l’énergique et pieux Néhémie, le peuple juif commence à reconstruire la muraille de Jérusalem. Outre son utilité défensive dans un pays où se trouvent beaucoup d’ennemis, cette muraille doit marquer une séparation nette entre les adorateurs de l’Éternel et les nations vouées aux idoles.
La mission essentielle du peuple d’Israël est d’offrir des sacrifices à l’Éternel, le seul vrai Dieu. Or, il est insupportable pour Satan que des hommes adorent Dieu. C’est lui, le diable, qui cherche constamment à être adoré. Il le fait par l’intermédiaire d’idoles, de mouvements pseudo-religieux créés de toutes pièces par des hommes qui exploitent la crédulité humaine pour en tirer de l’argent ou du pouvoir.
De plus, pour détacher les hommes de Dieu, le diable se sert de l’argent, du désir des hommes de connaître l’avenir (l’horoscope, les voyants de toutes sortes). Pour détourner de Dieu les vrais chrétiens, le diable cherche à glisser quelque chose entre leur âme et Dieu. Ce peut être une doctrine particulière, la confiance exagérée dans un homme, un service d’apparence spirituelle qui prend la place de Dieu dans le cœur, etc.
Comment résister à de telles attaques et rester séparés du mal ? Se mettre à l’abri d’une muraille avec des portes bien gardées ; c’est-à-dire, pour nous, veiller à ne pas nous laisser influencer par les séductions du diable, à ne pas essayer ceci ou cela « rien que pour voir », et déceler ce qui peut être une occasion de chute, pour nous en débarrasser (Matthieu 5.29, 30).
Pourquoi Néhémie et d’autres serviteurs de Dieu font-ils face à tant d’oppositions ?
– Certains s’opposeront parce qu’ils se sentent menacés dans leur position, leur pouvoir ou leur prestige sur le plan politique, religieux ou social. Sanballat et les autres gouverneurs de districts avaient peur de perdre le contrôle de Juda s’il devenait fort et si Jérusalem était fortifiée sous la direction de Néhémie. D’autres risquaient aussi de perdre socialement ou économiquement si les Juifs devenaient plus puissants et autosuffisants.
– Certains s’opposeront à de nouveaux efforts par jalousie lorsqu’ils verront les autres améliorer leur condition. Ce motif a certainement joué également parce que les gens du pays pensaient que les Juifs jouissaient d’une plus grande faveur qu’eux auprès du roi de Perse.
– Quelques-uns manifestent leur opposition à cause de différences culturelles ou religieuses. Ils ne comprennent pas, alors ils s’opposent à ce qui se passe.
– D’autres se sentent exclus du nouveau mouvement (culturel, social ou religieux). Donc ils sont contre.
– Certains soupçonnent des motivations secrètes derrière cette action ou ce mouvement. C’était indubitablement l’un des facteurs de l’opposition contre Néhémie.
– Tout nouveau succès suscite la jalousie ; les anciens chefs ont peur de perdre la face si le nouveau programme paraît plus efficace. Ce fut le cas de Sanballat et de ses amis.
– Une cause mineure d’opposition provient des traditionalistes qui veulent maintenir le statu quo : « On n’a jamais fait ainsi ». Cette raison a joué peu de rôle dans le cas considéré.
– Finalement, si une avancée implique un progrès spirituel ou une extension du royaume de Dieu, il faut s’attendre à une opposition de la part de Satan. Il serait facile d’expliquer ainsi toutes les difficultés de Néhémie, mais ce serait trop simpliste. D’après les raisons indiquées ci-dessus, il est clair que les adversaires de Néhémie avaient un tas de raisons pour saboter son œuvre. Satan avait seulement besoin d’exploiter les mobiles existants. La manière dont Néhémie a affronté cette opposition nous apprend comment agir envers ceux qui s’opposent à l’œuvre de Dieu.
La persécution est inévitable
« Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. » 2 Timothée 3:12
« … fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Actes 14:22
Tous ceux qui sont déterminés à vivre pieusement en Jésus-Christ sont persécutés. Ne nous y trompons pas : dans ce monde, la souffrance accompagne ceux qui persévèrent dans la foi. Le Seigneur Jésus en avait averti ses disciples (Jean 16.33) et les apôtres n’ont rien dit d’autre (2 Timothée 3.12 ; 1 Pierre 5.9). Mais ne nous laissons pas troubler : ceux qui souffrent pour et avec Christ aujourd’hui partageront demain sa gloire (Romains 8.17).
Jésus parle d’une affliction eschatologique (Mc 13.19) parmi les malheurs qui doivent survenir à la fin, avec une dislocation du cosmos (Mt 24-8), la persécution de ses disciples (24.9-14) et des souffrances dernières (24.15-28). Ceux qui sont du côté de Dieu, seront persécutés (Mt 5.10ss). Bien des afflictions ayant pour cause la haine du monde envers Dieu (Jn 15.18ss), sont également prévues par le Christ johannique (16.33); lui a souffert la persécution (5.16) et ses adeptes connaîtront le même sort (15.20).
Dans les Actes, cette situation se réalise après la lapidation d’Etienne, qui marque le déclenchement de la persécution (Ac 8.1; 11.19). Luc raconte comment pour Paul, ancien persécuteur (cf. Ga 1.13, 23) converti, et Barnabas, les souffrances des convertis de Lystres, Iconium et Antioche fait entrer ceux-ci dans le règne de Dieu, dans la continuité de figures de l’ancienne alliance (Ac 14.22; cf. 7.10).
Dans la correspondance de l’apôtre lui-même, il est clair que ce temps difficile de la fin est désormais entamé; ce sont même les afflictions des membres de l’Église qui l’ont inauguré (1Co 10.11). Ces « troubles » découlant de la persécution (1Th 1.6), accompagnent nécessairement la proclamation apostolique et la vie chrétienne normale (3.3-4). Et si la tentation de fuir la persécution en diluant l’Évangile peut être grande, il faut lui résister (Ga 6.12) et relever le défi de répliquer à la haine par l’amour (Rm 12.14; cf. Mt 5.44).
La détresse a un sens eschatologique pour Paul (1Th 3.7; 2Co 1.8; 4.8; 8.2; Rm 8.35; Ph 4.14), lié au pouvoir de la mort (Rm 8.35-36; 2Co 1.8; 11.23). La punition des persécuteurs indique que le jugement de Dieu a déjà commencé, tandis que la persévérance des persécutés anticipe le juste jugement qui les innocentera un jour (2Th 1.4-7).
L’apôtre souffrant est un modèle pour ses convertis (1Th 1.6-7; 2.14-15; Phm 1, 29-30), même si ses souffrances sont de nature particulière (2Co 1.5). Un lien profond unit les souffrances des disciples, dont celles de l’apôtre (2Co 11.23), aux souffrances que connut le Christ avant et dans sa mort.
Dans leur proclamation de l’Évangile, où le Christ se rend présent, Paul et ses associés expérimentent la mort de Jésus et reçoivent de lui la vie (2Co 4.10-12). Dans sa chair livrée à la mort, l’apôtre complète les souffrances du Christ (Col 1.24), conscient d’une profonde communion avec la mort et la résurrection de celui-ci (Ph 3.10).
Il y a plusieurs sortes d’afflictions. Luc relate l’incarcération de Paul et Silas à Philippes (Ac 16.23ss), tandis qu’aux chrétiens de cette ville Paul témoigne d’un emprisonnement rendu encore plus pénible par des frères envieux (Ph 1.17). Dans Rm 8.35, la persécution comme d’autres afflictions ne peuvent séparer le fidèle de l’amour de Dieu; 2Co 11.23-28, 32 fournit la liste la plus complète des souffrances apostoliques.
Les afflictions du chrétien peuvent être internes ou externes (2Co 7.1-5): leur diversité va de l’extrême pauvreté (2Co 8.13; 1 Tm 5.10) à la dérision (Hé 10.33; 11.37) et jusqu’au martyre (Ap 2.13, s’il faut prendre la mort d’Antipas au pied de la lettre). Mais quelle que soit leur nature, elles sont de valeur positive, produisant l’espérance et la fidélité (Rm 5.3) et exigeant l’endurance (Rm 12.12; 2Th 1.3-4), et une petite affliction temporaire produit une gloire éternelle incomparable (2Co 4.17; cf. Ap 2.10).
Dans cette perspective, Paul sait réconforter dans leurs difficultés Églises (Ep 3.13) ou collaborateurs (2 Tm 2.10); par l’Esprit, le croyant dans ses souffrances peut trouver un réconfort et même se réjouir, dans l’anticipation de la gloire et du salut futurs (1Th 1.3; 2Co 7.4; 8.2) – on trouve la même perspective chez Pierre (1P 1.6-9; 4.13) et chez Jacques (Jc 1.2-4).
La mort de Jésus dans les évangiles et la persécution de ses disciples dans les Ac et les lettres, sont principalement l’oeuvre des Juifs de Palestine ou de la Diaspora, des populations ameutées par ceux-ci (Ac 14.2, 4-5, 19) et parfois, des autorités locales qu’on parvient à intéresser au sujet (Ac 13.50).
Comme principaux facteurs expliquant cette opposition acharnée (cf. Ap 2.9; 3.9) on retiendra la prédication persistante d’un Messie crucifié à l’instigation des autorités et du peuple même (Ac 2.23, 36; 4.10, 30), ainsi qu’une relativisation de l’importance de la Torah (dont on accusait Étienne, Ac 6.14); l’exécution de Jacques par Hérode Agrippa, en 44, s’explique à la lumière de l’hostilité déclarée des hautes instances juives à l’égard de la prédication de Jésus Messie.
La décision du concile de Jérusalem de ne pas exiger la circoncision des convertis païens, a dû exacerber les choses: à plusieurs reprises au cours du récit des Ac, Paul et ses compagnons se heurteront à une opposition implacable de la part des Juifs, notamment face au succès missionnaire auprès des païens (Ac 13.45).
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