Football: L’Arabie saoudite critiquée en matière de droits humains après l’attribution du Mondial
par Julien Pretot
(Reuters) – Amnesty International a vivement critiqué la FIFA mercredi pour avoir attribué à l’Arabie saoudite l’organisation de la Coupe du monde masculine de football 2034, affirmant que cette décision mettrait des vies en danger en raison du bilan du royaume en matière de droits humains.
L’édition 2030 se déroulera en Espagne, au Portugal et au Maroc, avec trois matchs en Argentine, en Uruguay et au Paraguay, a annoncé la FIFA à l’issue d’un vote par acclamation puisque les candidatures étaient les seules en lice.
« La décision irréfléchie de la FIFA d’attribuer la Coupe du monde 2034 à l’Arabie saoudite sans s’assurer que des mesures adéquates de protection des droits humains sont en place mettra de nombreuses vies en danger », a déclaré Steve Cockburn, responsable des droits du travail et du sport à Amnesty International, dans un communiqué publié par 21 organisations.
Parmi les cosignataires du communiqué figurent des organisations de défense des droits humains de la diaspora saoudienne, des groupes de travailleurs migrants du Népal et du Kenya, des syndicats internationaux, des représentants de supporters et des organisations mondiales de défense des droits humains.
« Sur la base de preuves évidentes, la FIFA sait que les travailleurs seront exploités ou même mourront en l’absence de réformes fondamentales en Arabie saoudite, mais elle a choisi d’aller de l’avant malgré tout. »
« L’organisation risque de porter une lourde responsabilité dans les nombreuses violations des droits humains qui s’ensuivront. »
Lina Alhathloul, chargée de plaidoyer à l’ONG ALQST for Human Rights, une organisation saoudienne de défense des droits humains, a déclaré que l’attribution de la Coupe du monde à l’Arabie saoudite était « démoralisante ».
« Maintenant que c’est fait, une action urgente et soutenue est nécessaire pour atténuer les risques graves de violations des droits du travail et des droits civils associés au tournoi, notamment en garantissant des réformes majeures et crédibles », a-t-elle déclaré dans la déclaration commune.
Dans un autre communiqué, le Centre de ressources pour les entreprises et les droits de l’homme (BHRRC) a indiqué qu’un stade déjà en construction avait été lié à des allégations d’exploitation par le travail avec des plages horaires de 10 heures dans des conditions de chaleur extrême.
« La FIFA, ses partenaires et les multinationales qui lorgnent probablement déjà sur des contrats d’infrastructures lucratifs ont la responsabilité légale et éthique de respecter les droits humains. En particulier ceux des travailleurs migrants les plus vulnérables », a déclaré Phil Bloomer, directeur exécutif du BHRRC.
Le pays nie les accusations de violations des droits de l’homme et affirme qu’il protège sa sécurité nationale à travers ses lois.
En 2021, un rapport de 48 pages d’Amnesty, intitulé « Reality Check 2021 », indiquait que des pratiques telles que la rétention de salaires et l’imposition de frais aux travailleurs pour changer d’emploi étaient toujours courantes au Qatar, qui accueillait alors la Coupe du monde masculine de 2022.
Human Rights Watch a ensuite déclaré que les lois qataries continuaient d’être discriminatoires à l’égard des femmes et des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT).
(Reportage de Julien Pretot, version française Vincent Daheron)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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