Pakistan: Deux Chinois tués dans une attaque revendiquée par des séparatistes
ISLAMABAD (Reuters) – Deux ressortissants chinois ont été tués dans une explosion près de l’aéroport international de la ville de Karachi, dans le sud du Pakistan, dans la nuit de dimanche à lundi, a déclaré l’ambassade de Chine au Pakistan dans ce qu’elle a qualifié d' »attentat terroriste ».
Les séparatiste du Front de libération du Baloutchistan ont revendiqué l’attaque dans un communiqué envoyé aux journalistes.
« L’ambassade et les consulats généraux de Chine au Pakistan condamnent fermement cet attentat terroriste, expriment leurs profondes condoléances aux victimes innocentes des deux pays et leur sincère sympathie aux blessés et à leurs familles. »
La chaîne de télévision pakistanaise Geo News a rapporté qu’au moins 10 personnes avaient été blessées dans l’explosion, information sur laquelle la police de Karachi n’a pas souhaité faire de commentaires.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a quant à lui déclaré qu’un ressortissant chinois avait également été blessé et qu’une enquête était en cours.
« Le Pakistan s’est engagé à protéger ses amis chinois », a-t-il ajouté dans un communiqué publié sur le réseau social X. « Nous ferons tout notre possible pour assurer leur sécurité et leur bien-être ».
Accusant Pékin d’aider Islamabad à exploiter la province du Baloutchistan, territoire situé dans le sud-ouest du pays dont il cherche à obtenir l’indépendance, le Front de libération du Baloutchistan cible régulièrement les intérêts chinois. Une attaque dont le groupe rejette la responsabilité avait tué cinq ingénieurs chinois en mars.
Le Pakistan, qui se prépare à accueillir le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï à Islamabad, recevra la semaine prochaine des représentants chinois ainsi que le ministre indien des Affaires étrangères, et s’est ainsi engagé à sécuriser l’évènement.
(Reportage Gibran Peshimam et Charlotte Greenfield à Islamabad et Casey Hall à Shanghaï ; version française Etienne Breban ; édité par Kate Entringer)
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