Amundi-UniCredit veut conclure un accord de distribution amélioré en 2024
MILAN (Reuters) – UniCredit souhaite convenir en 2024 de meilleures conditions sur l’accord de distribution qui lie la banque à Amundi, sans quoi la société de gestion française pourrait perdre son principal distributeur italien après l’expiration, en 2027, du contrat qui lie les deux groupes, a déclaré une source proche du dossier.
Une renégociation anticipée visant à prolonger le contrat à des conditions plus favorables pour UniCredit permettrait au groupe d’augmenter ses commissions dès l’année prochaine, a déclaré cette source.
Amundi et d’UniCredit se sont refusés à tout commentaire.
Pour conserver un partenaire clé sur son plus grand marché étranger, Amundi envisagerait de proposer à UniCredit de recevoir une part plus importante des frais perçus sur la vente de produits, ont indiqué des sources à Reuters.
Selon l’accord sur dix ans conclu lors de la vente du gérant interne d’UniCredit Pioneer à Amundi, en 2017, les fonds du groupe français doivent représenter une part prédéfinie du total des actifs sous gestion (AUM) de la banque italienne.
Plus tôt en février, lors de la présentation de ses résultats annuels, Andrea Orcel, directeur général d’UniCredit, a déclaré que le groupe dépend d’Amundi pour 70 à 80% de son activité de gestion d’actifs, ajoutant que la banque s’était concentrée sur la « création de valeur » sur la partie « qui est, entre guillemets, gratuite ».
Des sources ont déclaré que les relations entre les deux groupes étaient compliquées par la décision prise en 2022 par le principal actionnaire d’Amundi, le Crédit Agricole, de devenir le principal investisseur de Banco BPM, une banque plus petite qu’UniCredit a envisagé de racheter.
Les commissions ont représenté 32% des revenus d’UniCredit 2023, en hausse de 1% par rapport à l’année précédente si l’on exclut un impact de 235 millions d’euros dû à la réduction des commissions sur les comptes courants et au coût des opérations de titrisation.
(Reportage de Valentina Za, version française Augustin Turpin, édité par Zhifan Liu)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.




